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Décryptage

Un nouveau modèle de mesure du carbone dans l’eau

Pour étudier l'impact du carbone organique présent dans les eaux de surface sur la hausse du taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, des chercheurs américains ont mis au point un nouveau modèle de mesure.

Un nouveau modèle permettrait aux scientifiques, en pistant le carbone, d’estimer les sources et les pertes de carbone organique dans les eaux de surface américaines, c’est-à-dire comprenant les eaux courantes (cours d’eau : rivières, canaux) et les eaux stagnantes ou plans d’eau (lacs, retenues de barrage, étangs…), dans le but d’en étudier l’impact sur la hausse du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Les travaux ayant inspiré ce modèle indiquent que les ruisseaux se trouvent aussi bien au début qu’à la fin de la vie de ce carbone organique, à l’échelle régionale et continentale.

L’étude pointe du doigt la photosynthèse des algues dans les ruisseaux, qui serait le principal contributeur de carbone organique des rivières américaines, et la source la plus importante de carbone organique dans les eaux côtières allant du bassin du Mississippi jusqu’au Nord Ouest du Pacifique. Les sources de carbone terrestre, comme celui provenant des forêts ou des zones humides, sont dominantes dans toutes les eaux côtières, incluant les eaux de l’Atlantique Nord, de l’Atlantique Sud, du Golfe du Mexique ou encore les Grands Lacs.

Les résultats fournissent également des estimations sur la quantité de carbone organique charrié par les ruisseaux et donc retiré de la colonne d’eau, colonne conceptuelle importante dans les études environnementales, allant de la surface aux sédiments du fond, permettant d’y effectuer tout un panel de mesures chimiques, de pH, de température, de salinité… Le carbone éliminé se retrouve aussi bien dans les sédiments sur un très long laps de temps qu’oxydé et retourné dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone. Le destin spécifique de ce carbone n’est pas quantifié dans ce nouveau modèle.

Les conclusions de l’étude se sont appuyées sur l’emploi d’un modèle de bilan massique hydrologique basé sur un suivi de près de 1125 courants, et sur l’estimation de l’apport en carbone aux ruisseaux par la productivité primaire, liée à la photosynthèse.

Rahman Moonzur


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