Le projet de budget de la sécurité sociale 2027 prévoit 2 milliards d’économies sur les produits de santé auxquels s’ajoutent une contribution supplémentaire des entreprises pharmaceutiques de 1,7 milliard d’euros.
Ces économies reposent sur plusieurs leviers :
Des baisses de prix
En 2027, des baisses de prix des médicaments sont prévues à hauteur de 1,3 milliard d’euros, soit 100 millions d’euros de moins qu’en 2026.
Des baisses de prix d’environ 200 millions d’euros sont également prévues sur les dispositifs médicaux (lunettes de vue, fauteuils roulants, compresses, attelles, stérilets etc…).
Les fabricants de ces dispositifs devront par ailleurs verser une contribution financière liée à la progression des dépenses remboursées par l’Assurance maladie. Son calcul portera sur un périmètre plus large de produits et de dépenses que le dispositif actuel.
Une réorientation des remboursements
La Haute Autorité de santé pourra désormais réexaminer chaque année la pertinence de maintenir le remboursement de certains médicaments au regard des autres traitements disponibles.
L’objectif est de « réorienter les remboursements » des produits les moins performants « vers des traitements plus innovants » auxquels l’Assurance maladie doit consacrer près de 16 milliards d’euros en 2027.
Refonte du financement de la radiothérapie
La radiothérapie est utilisée pour traiter environ la moitié des nouveaux cas de cancer en France.
« Les règles actuelles de financement de la radiothérapie sont différentes entre les secteurs hospitalier et libéral et fondées sur des nomenclatures obsolètes », selon le texte.
Le projet de loi de financement entend ainsi harmoniser la classification des actes, les modalités de financement avec des tarifs révisés et communs entre ces différents secteurs.
Autres actions
Le texte prévoit un statut juridique spécifique aux antibiotiques, assorti d’un soutien financier aux laboratoires afin de garantir leur production et leur disponibilité.
Il prévoit par ailleurs une contribution d’environ 120 millions d’euros sur certains flux financiers liés aux groupements de pharmacies d’officine, dont le rôle dans la chaîne du médicament s’est accru.
Enfin, un dispositif doit inciter les hôpitaux à mieux maîtriser les dépenses liées aux médicaments prescrits à l’hôpital mais délivrés en pharmacie de ville « avec la fixation d’un objectif de réduction de la dépense moyenne par patient, associé à un intéressement fondé sur une part des économies réalisées ».
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !