Lyft, plateforme américaine de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), a accepté de payer 272,5 millions de dollars dans le cadre d’un accord avec la justice et des autorités locales californiennes lié au statut des chauffeurs.
Selon une déclaration publiée jeudi matin sur le site du gendarme américain de la Bourse (SEC), l’entreprise a « classé de manière erronée les chauffeurs de Californie entre le 5 avril 2016 et le 15 décembre 2020 en tant que contractants indépendants, en infraction avec la législation de Californie ».
L’accord, qui doit encore être validé par un juge du comté de San Francisco, a été conclu avec l’État de Californie, les municipalités de San Francisco, Los Angeles et San Diego, ainsi que le commissaire californien à l’Emploi et deux plaignants non identifiés.
L’entreprise, selon la déclaration, a choisi de payer cette somme sur les quatre prochaines années.
Elle précise que cette transaction judiciaire « ne constitue pas une preuve ni une admission des faits ou de responsabilité » de sa part mais qu’elle « réduit de manière importante l’incertitude légale et les risques associés à un litige complexe ».
Une somme de 210 millions de dollars avait été provisionnée au quatrième trimestre 2025 et le groupe a confirmé, dans sa déclaration boursière, ses objectifs financiers pour le troisième trimestre 2026.
Le patron de Lyft, David Risher, a relevé mercredi dans un blog que les faits reprochés dataient d’une « époque différente, d’un Lyft différent », quand ce service de transport était « nouveau ».
« Faire un accord maintenant nous épargne une longue et coûteuse lutte, et donc nous permet de maintenir notre attention où elle se doit: nos chauffeurs et nos clients », a-t-il ajouté, se disant « ravi » de cette issue juridique.
Il a rappelé que les électeurs de Californie avaient adopté en 2020 une mesure, baptisée Prop 22, « qui protège la flexibilité des chauffeurs tout en accordant de véritables avantages sociaux et protections ».
Dans un communiqué transmis à l’AFP, le groupe a affirmé que « la vaste majorité des chauffeurs de Californie (avaient) toujours voulu être des contractants indépendants », affirmant être la seule plateforme de VTC à offrir un plafond des frais.
Vers 15H00 GMT, l’action Lyft reculait de 1,33% à la Bourse de New York.
elm/ni/spi
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