Amazon s’est engagé vendredi à verser plus d’un milliard de dollars sur cinq ans aux municipalités accueillant ses centres de données, qui suscitent de nombreuses critiques et oppositions à travers le pays.
Le programme « Construit ensemble » (« Built together »), présenté par Matt Garman, directeur d’Amazon Web Services (AWS) dans une note de blog, financera des études dans les universités locales ainsi que des formations professionnelles et des travaux de rénovation énergétique, notamment pour les écoles et les habitations.
L’entreprise a également annoncé prendre un « engagement sur les centres de données », dont beaucoup sont construits à la hâte pour répondre à la demande en puissance de calcul exigée par la course mondiale à l’intelligence artificielle (IA).
Amazon promet ainsi que ses installations n’entraîneront pas d’augmentation des factures d’électricité, et que les données sur leur consommation d’énergie et d’eau seront rendues publiques.
De plus, Matt Garman a annoncé que l’entreprise cessera de recourir à des accords de confidentialité conclus avec les organismes publics au moment de la construction de centres de données, une pratique jugée opaque par des opposants et devenue un sujet de controverse majeur.
Microsoft a également adopté des principes similaires au mois de mars, devenant ainsi le premier géant de la tech à entreprendre une telle démarche.
Toujours en mars, Amazon, Google, Meta, Microsoft, OpenAI, Oracle et xAI se sont engagés à la Maison Blanche à fournir leur propre électricité pour les nouveaux centres de données et à prendre en charge les coûts de toute modernisation du réseau électrique nécessaire.
Dans son article de blog de 3.000 mots, Matt Garman s’en est également pris à ce qu’il a qualifié de « mythes » entourant les centres de données, notamment leur responsabilité dans la hausse des coûts de l’énergie, l’épuisement des ressources hydrauliques ou la pollution de l’air.
Évoquant les moratoires en cours aux États-Unis quant à la construction de nouveaux centres de données, le directeur d’AWS a affirmé que le pays risquait de se saborder dans la course à l’IA.
Matt Garman s’est aussi fait l’écho de théories selon lesquelles certains pays diffuseraient de fausses informations pour détruire la réputation des centres de données aux États-Unis, une idée également reprise par l’administration Trump, pourtant largement décriée par des chercheurs et experts sur le sujet.
arp/vla/sia
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