Le système de vérification participative utilisé par le réseau social X d’Elon Musk n’a pas signalé la grande majorité des fausses affirmations liées aux élections américaines de mi-mandat, y compris celles relayées par le milliardaire, a révélé une étude publiée mercredi.
Baptisé « notes de la communauté », ce dispositif permet aux utilisateurs d’ajouter aux publications des notes apportant des précisions ou des corrections. Lancées par X fin 2022, elles sont de plus en plus adoptées par d’autres plateformes technologiques.
Des chercheurs ont régulièrement mis en doute son efficacité dans la lutte contre la désinformation.
NewsGuard, un organisme américain qui évalue la fiabilité des sites d’information et d’actualité, a recensé des dizaines de publications sur X relayant de fausses affirmations liées aux élections, notamment des accusations infondées de fraude électorale.
Plus de 90% d’entre elles n’ont pas fait l’objet de notes de la communauté, selon NewsGuard, qui relève qu’elles ont été vues des millions de fois.
Parmi ces fausses informations figure une publication d’un commentateur conservateur affirmant que les États de New York et de Californie avaient interdit aux électeurs de présenter leur pièce d’identité et aux responsables électoraux de la leur demander. Aucune règle de ce type n’existe dans ces deux bastions démocrates.
Elon Musk a également relayé au moins quatre fausses affirmations liées aux élections de mi-mandat sur son compte, suivi par 241,5 millions d’abonnés, a révélé NewsGuard. Aucune de ces publications n’a été accompagnée d’une note.
L’homme le plus riche du monde a souvent fait l’éloge des notes de la communauté, les qualifiant de « géniales » et affirmant que tous les utilisateurs, lui compris, pouvaient voir leurs publications corrigées.
X n’a pas répondu à une demande de commentaire de l’AFP.
Des études ont montré que les notes de la communauté pouvaient contribuer à dissiper certaines fausses informations, notamment sur les vaccins. Mais des chercheurs soulignent depuis longtemps qu’elles fonctionnent mieux sur les sujets consensuels.
Certains chercheurs mettent également en garde contre le risque que les utilisateurs de ce dispositif ciblent leurs adversaires politiques.
ac/ph/sia
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