D’anciens vétérans des jeux vidéo Mass Effect ont présenté fin août à la presse une première séquence jouable de « Exodus », héritier spirituel de la très populaire série de science-fiction.
Fusillades spatiales, pouvoirs télékinétiques, races extraterrestres exotiques… la démo d’une heure dévoilée aux médias à la Gamescom, en Allemagne, ne laissait guère de doute sur le lien de parenté entre « Exodus », prévu le 7 avril sur PC, Xbox Series et PlayStation 5, et la série de l’américain Bioware.
Une saga écoulée à des millions d’exemplaires et sans nouvel opus depuis près de dix ans.
« Nous n’avons pas cherché à cloner Mass Effect », mais « nous sommes clairement fiers d’avoir travaillé sur ces jeux, on ne va pas s’en cacher. Ça fait partie de notre héritage », assure à l’AFP Chad Robertson, manager du studio Archetype et ancien de chez Bioware.
Avec James Ohlen, il a cofondé Archetype à Austin (Texas) en 2019 avec une poignée d’anciens collègues pour entamer le développement de « Exodus ».
Archetype est une division de l’éditeur de jeux Wizards of the Coast, filiale du groupe américain Hasbro.
« Nous explorons un tas de pistes que nous n’avions jamais explorées par le passé », affirme Chris King, directeur du jeu, qui a également travaillé sur le dernier opus en date de Mass Effect, « Andromeda », sorti en 2017 et fraîchement reçu par la critique et les joueurs.
Titre ambitieux mobilisant « plusieurs centaines » de personnes, en interne et en externe, selon Chad Robertson, « Exodus » compte également parmi ses auteurs Drew Karpyshyn, scénariste principal de deux premiers Mass Effect.
« On a le sentiment de s’adresser à une part d’audience qui est peut-être en manque de ce type de jeu », espère ce dernier, alors que le prochain opus de la saga de Bioware n’est pas attendu avant plusieurs années.
Le scénario de « Exodus », qui repose sur l’exploration de planètes lointaines, joue sur le concept de dilatation temporelle lié aux voyages à la vitesse de la lumière: à chaque mission, quelques jours s’écoulent pour le protagoniste de l’histoire, mais des décennies passent sur sa planète d’origine.
De quoi « mesurer l’ampleur des conséquences » des choix effectués par le joueur tout au long de l’aventure, souligne Chad Robertson, qui dit s’être inspiré d’autres oeuvres comme « Dune », « Star Wars » et « Interstellar ».
Le manager du studio précise également que le jeu ne contiendra « aucun contenu généré par IA ».
« Nous avons utilisé des outils d’IA pour nous aider sur certains aspects du développement interne. Ça fait partie de l’évolution de l’industrie, mais il n’y aura aucun contenu généré par IA dans +Exodus+ au moment de sa sortie », a-t-il affirmé.
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