Le ministre de l’Espace Philippe Baptiste a promis vendredi de « très belles annonces » de contrats au sommet spatial organisé la semaine prochaine à Paris, qui sera également selon lui un « moment politique » pour l’Europe.
Initié par Emmanuel Macron et co-présidé avec l’Allemagne, ce sommet spatial international doit rassembler les acteurs économiques et institutionnels du secteur les 9 et 10 septembre au Grand Palais.
Il ambitionne de réunir pour la première fois autour de la table les dirigeants mondiaux pour discuter des défis liés à l’utilisation de l’espace, domaine stratégique qui concerne aussi bien l’économie, la sécurité, le climat que la souveraineté numérique.
Du côté industriel, « il y aura énormément de très belles annonces. Ce sera un moment de business qui sera vraiment réussi », a déclaré sur BFM Business le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
Son ministère a indiqué jeudi soir dans un message transmis à l’AFP que quatre entreprises américaines, dont les géants SpaceX et Blue Origin, avaient annulé leur venue après des informations de la presse américaine faisant état de pressions de la Maison Blanche en ce sens.
« Je ne peux pas vous confirmer la véracité de ces faits ou pas. Ce que j’ai immédiatement dit c’est que nos partenaires américains, que ce soit l’administration américaine, les agences spatiales (…), les scientifiques et les industriels sont tous les bienvenus », a réagi le ministre.
« Et d’ailleurs, les industriels, les scientifiques seront là massivement. Il y aura tous les gros industriels américains qui seront là, certainement très, très bien représentés », a ajouté M. Baptiste, sans préciser quelles entreprises avaient confirmé leur participation.
Le sommet sera aussi un « moment politique pour l’Europe », qui démontre qu’elle est un « acteur impliqué, fort, motivé », a-t-il affirmé, soulignant la présence de la commissaire européenne Ursula von der Leyen.
« Je pense qu’il faut qu’on augmente nos investissements, parce que c’est crucial pour la défense, pour la science, pour la sécurité, mais je crois que cette perception aujourd’hui est partagée par la plupart des pays européens », a ajouté le ministre.
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