Le gouvernement autorise temporairement les distributeurs de carburant à vendre du gazole moins résistant au froid, et habituellement non autorisé à la commercialisation, afin de faire face aux difficultés d’approvisionnement liées au blocage du détroit d’Ormuz.
Cette décision autorise, « à titre exceptionnel et temporaire, les distributeurs à détenir en vue de la vente et à commercialiser, un gazole non conforme aux spécifications », selon une décision de la ministre déléguée à l’Energie, prise mercredi et publiée jeudi au Journal Officiel.
Cette dérogation est valable jusqu’au 31 mars.
Le gouvernement fait état des « difficultés exceptionnelles d’approvisionnement rencontrées dans le contexte de la guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz », et des « difficultés à s’approvisionner en gazole aux spécifications de saison ».
Ainsi, « les distributeurs sont autorisés, à titre exceptionnel, à détenir en vue de la vente et à commercialiser, (…) du gazole dont la température limite de filtrabilité (TLF) est de 0°C maximum au lieu de -15°C maximum », c’est-à-dire moins résistant au froid.
Il est toutefois précisé que les distributeurs « devront informer leurs clients des risques liés à l’utilisation de ce produit dans les zones et durant les périodes où la température peut être inférieure à 0°C (zones montagneuses, conditions climatiques hivernales) », et « assument l’entière responsabilité de tout problème pouvant survenir lors de l’utilisation de ce gazole ».
En France, les prix du gazole ont augmenté de près de 29% depuis le 27 février, dernier jour avant l’attaque israélo-américaine sur l’Iran, d’après un calcul réalisé par l’AFP sur les prix rapportés à un site gouvernemental par quelque 9.600 stations.
Le quasi-blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d’environ 60% des cours du brut.
Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du Brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille, alors que l’Iran a dit autoriser le passage de navires de pays « non hostiles ».
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