Une start-up américaine soutenue par Nvidia et un groupe sud-coréen ont annoncé mardi qu’ils projetaient de construire un centre de données pour servir à l’intelligence artificielle en Corée du Sud.
Le géant du commerce Shinsegae et la start-up new-yorkaise Reflection AI affirment que la puissance de leur installation s’établira à 250 mégawatts d’énergie.
D’après le quotidien Chosun Ilbo et d’autres médias sud-coréens, il s’agira du « data centre » le plus grand jamais construit dans le pays asiatique pour faire tourner l’IA, utilisée notamment pour interagir avec des robots conversationnels ou générer des images.
L’infrastructure servira aux entreprises sud-coréennes et sera équipée de serveurs du géant de la tech Nvidia, ont détaillé les entreprises, y voyant une étape vers une plus grande souveraineté de la Corée du Sud en matière d’IA. Un objectif que visent de nombreux pays pour réduire leur dépendance aux plateformes étrangères et s’assurer que les systèmes d’IA respectent leurs lois, notamment sur la protection des données.
Le sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires économiques Jacob Helberg a salué le projet: « les pays qui définiront l’avenir de la gouvernance de l’IA sont ceux qui construisent les infrastructures aujourd’hui », a-t-il applaudi sur X, dans un contexte de forte rivalité entre les Etats-Unis et la Chine dans la course à l’IA.
La Corée du Sud, patrie des fabricants de puces Samsung Electronics et SK hynix, cherche elle aussi à devenir un grand acteur mondial de l’IA.
« Nous construisons une infrastructure d’IA que la République de Corée pourra contrôler, auditer et faire évoluer selon ses propres termes », a assuré Misha Laskin, cofondateur et directeur général de Reflection AI – une start-up créée en 2024 et qui fait partie d’un groupe d’acteurs mené par Nvidia pour développer l’IA.
« Du point de vue de Washington, des accords comme celui-ci aident à (…) réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine », analyse Reema Bhattacharya du cabinet Verisk Maplecroft, qui juge que l’auto-suffisance en matière d’IA n’est toutefois, « à court terme », « pas un objectif réaliste pour de nombreux pays asiatiques ».
bur-kaf/jnd/fio
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