La Répression des fraudes a annoncé mardi avoir infligé une amende d’environ 225.000 euros à la chaîne britannique de vente en ligne de vêtements Boohoo, lui reprochant des défaillances sur les informations relatives à la qualité environnementale de ses produits.
Après une enquête réalisée en 2025, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a prononcé une amende administrative de 224.950 euros à l’encontre de la société de mode ultra-éphémère.
Ces investigations ont montré « l’absence d’informations relatives à l’indication géographique des opérations de tissage, de teinture, d’impression et de confection, pour 1.863 articles mis en vente », constate la Répression des fraudes, alors que ces mentions sont obligatoires en France.
Mais aussi l’absence d’indications concernant le rejet de microfibres plastiques dans l’environnement lors du lavage pour 773 produits textiles « dont la proportion de fibres synthétiques est supérieure à 50 % ».
Et enfin « le défaut de communication d’une fiche produit relative aux qualités et caractéristiques environnementales, pour 1.863 produits mis en vente ».
« Ces obligations, qui s’appliquent sur les textiles générateurs de déchets, permettent aux consommateurs de disposer d’une information claire et fiable sur l’origine de production et l’impact environnemental des produits consommés », rappelle la DGCCRF.
Cette dernière avait déjà infligé à Boohoo en août une amende de 2,33 millions d’euros, à la suite d’une enquête qui avait révélé des « pratiques commerciales trompeuses » qui concernaient « la véracité des promotions annoncées » sur le site.
Elle avait noté que « 40% des annonces vérifiées (…) n’offraient aucune baisse de prix, 7% une baisse moins importante qu’annoncée et 48% étaient en réalité des augmentations de prix ».
Soit « au total 95% d’annonces non conformes », relève la Répression des fraudes qui avait également épinglé Boohoo pour avoir utilisé les termes « cuir », « similicuir » ou encore « daim » dans la description de produits synthétiques, ce qui est interdit.
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