Le constructeur automobile britannique de luxe Jaguar Land Rover (JLR) a annoncé lundi l’ouverture d’un plan de départs volontaires, après plusieurs mois de turbulences marquées par une cyberattaque qui a paralysé sa production, ainsi que les droits de douane de Donald Trump sur le secteur.
« Nous devons nous adapter à l’évolution des conditions du marché mondial, tout en visant environ 1,7 milliard de livres (2 milliards d’euros) d’économies sur les deux prochaines années », a indiqué dans un communiqué l’entreprise, détenue par le groupe indien Tata Motors.
« Pour y parvenir, nous devons simplifier davantage notre organisation, améliorer notre efficacité et renforcer notre résilience. Nous avons informé nos collègues et nos partenaires syndicaux que JLR ouvre un programme de départs volontaires, offrant aux salariés et aux membres de l’équipe de direction l’opportunité de quitter l’entreprise », a-t-il ajouté.
Selon plusieurs médias britanniques, les difficultés de l’entreprise pourraient conduire à la suppression de jusqu’à 4.000 emplois, un chiffre que l’entreprise ne confirme pas.
JLR emploie plus de 40.000 personnes dans le monde, dont un peu plus de 34.000 au Royaume-Uni, d’après son site internet.
Le secrétaire d’Etat britannique aux entreprises, Jonathan Reynolds, doit rencontrer en début de semaine la direction de l’entreprise.
Le groupe a connu un exercice 2025/2026 cauchemardesque, enregistrant 244 millions de livres de pertes nettes, contre 1,8 milliard de bénéfices un an plus tôt.
Il a comme les autres constructeurs britanniques souffert en 2025 des droits de douane américains, qui l’ont poussé à suspendre un temps ses livraisons de véhicules aux États-Unis.
Il a aussi fait face fin août 2025 à une cyberattaque de grande ampleur qui l’a contraint à mettre sa production à l’arrêt pendant plus d’un mois, mettant aussi la pression sur nombre de ses fournisseurs.
Le gouvernement britannique avait rapidement volé à son secours, via une garantie de prêt lui permettant de débloquer jusqu’à 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d’euros) pour venir en aide à sa chaîne de production.
JLR avait à l’époque chiffré le coût direct de l’attaque à 196 millions de livres.
Selon une estimation du Cyber Monitoring Centre, un organisme indépendant qui mesure la gravité des cyberincidents au Royaume-Uni, l’attaque a coûté 1,9 milliard de livres à l’économie du pays.
Interrogé la semaine dernière par l’AFP, le directeur des opérations de JLR, Nigel Blenkinsop avait refusé de commenter ces chiffres, tout comme un article du New York Times évoquant, sur la base de sources proches de l’enquête, l’implication de pirates informatiques russes.
zap/mhc/spi
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !