Le Japon a annoncé vendredi le lancement d’un plan d’urgence, de plusieurs millions de dollars, pour faire face à une vague de piratages informatiques, plan qui inclut, selon les médias, une équipe de « cybersecours ».
La Première ministre, Sanae Takaichi, s’est engagée à mettre en oeuvre des mesures d’urgence, après le signalement par des dizaines d’entreprises, ces dernières semaines, d’accès non autorisés à leurs systèmes et de potentielles fuites de données clients.
« À la lumière de la situation actuelle, avec des cyberattaques de plus en plus graves », une réunion ministérielle sur la cyber-sécurité a eu lieu vendredi pour « élaborer un plan de contre-mesures d’urgence », a déclaré la Première ministre.
Ce plan devrait être initialement financé par 10 milliards de yens (63 millions de dollars) du budget du gouvernement. Mais le coût total pourrait être plus élevé et Mme Takaichi a demandé au ministre des Finances de trouver les fonds nécessaires.
Le plan prévoit des contre-mesures de sécurité utilisant en partie l’intelligence artificielle (IA), le renforcement des procédures d’enquête et de l’aide aux victimes, ainsi que des mesures de prévention, a-t-elle indiqué.
La création d’une « équipe de cybersecours », composée d’experts du gouvernement et du secteur privé, est également prévue, ont rapporté des médias nippons, dont le quotidien Yomiuri Shimbun et l’agence Jiji Press.
Une première équipe pourrait être déployée dès ce mois-ci pour simuler des attaques afin de renforcer la sécurité, selon Jiji Press.
Mme Takaichi n’a pas mentionné d’équipe de secours, mais a souligné qu’il fallait se mobiliser pour faire face « au rythme des cyberattaques à l’ère de l’IA ».
« En ce moment même, des incidents d’accès non autorisés et des fuites informatiques se produisent les uns après les autres, avec un impact majeur sur la vie de nos citoyens et les activités des entreprises », a-t-elle ajouté.
Ces mesures constitueront « la première étape menant à une société répondant aux normes les plus élevées au monde en matière de cyber-résilience », a déclaré jeudi à la presse le porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara.
L’outil chinois de cybersécurité fondé sur l’IA, Artex, a été utilisé dans plusieurs piratages récents d’entreprises japonaises, a indiqué le mois dernier une filiale spécialisée dans la sécurité informatique du groupe japonais GMO Internet Group.
GMO Internet Group fait lui-même partie des entités qui ont été visées par les attaques.
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