Cinq personnes ont été hospitalisées au Japon après qu’un homme a accidentellement déclenché mercredi un spray anti-ours dans un bureau de poste, ont indiqué des responsables et des médias, sur fond d’attaques de plantigrades en augmentation dans le pays.
Selon des médias locaux, un ressortissant vietnamien de 22 ans a présenté ses excuses et déclaré à la police avoir déclenché le spray répulsif involontairement lors de l’incident survenu mercredi dans la ville de Nagoya (centre).
L’homme, identifié comme Huynh Nhat Duy, a néanmoins été arrêté jeudi pour suspicion d’entrave aux activités commerciales, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police locale.
« Huit personnes ont été indisposées, et cinq d’entre elles ont été emmenées à l’hôpital. Mais aucun cas de blessure ou de maladie grave n’a été signalé », a déclaré à l’AFP un responsable des pompiers à Nagoya.
Au moins cinq personnes ont été tuées par des ours au Japon depuis le 1er avril, après un record de 13 décès l’année précédente.
Cette semaine, les autorités ont indiqué enquêter sur un sixième décès potentiel après la découverte du corps d’un homme portant des marques de morsures dans une zone montagneuse du nord de l’Archipel.
Selon les statistiques tenues par le ministère de l’Environnement depuis 2018, c’est la première fois que plus de deux décès sont enregistrés sur la période d’avril à juin.
Les scientifiques attribuent la forte augmentation des incidents à la hausse de la population d’ours et à la diminution du nombre d’habitants dans les zones rurales.
Les autorités recommandent de ne pas se rendre seul dans les montagnes, qui couvrent environ 80% du territoire japonais, d’attacher une clochette à son sac et de se munir de sprays anti-ours.
Ces aérosols, vendus dans les magasins d’équipements de plein air, contiennent de la capsaïcine –le composant chimique des piments forts– et provoquent une sensation de brûlure et d’irritation.
Les animaux s’aventurent également de plus en plus dans les villes et les agglomérations.
En juin, des dizaines de policiers, de chasseurs et de responsables municipaux ont eu besoin de quatre jours pour capturer un ours errant à Utsunomiya, au nord de Tokyo, entraînant la fermeture massive d’écoles.
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