La Corée du Sud espère tenir l’un de ses premiers blockbusters dans le secteur du jeu vidéo avec le lancement jeudi de « Crimson Desert », aventure médiévale fantastique dans un monde à mi-chemin entre « The Witcher » et « Game of Thrones ».
Développé pendant plus de sept ans par le studio Pearl Abyss et disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox, ce titre place le joueur aux commandes d’un guerrier aux pouvoirs surnaturels affrontant monstres et armées dans un univers virtuel présenté comme l’un des plus vastes jamais créés, se permettant quelques fantaisies comme des phases de vol à dos de dragon ou aux commandes d’un robot.
Très attendu avec plus de 3 millions de joueurs l’ayant inscrit dans leur liste de souhaits, ce jeu a toutefois reçu un accueil tiède de la presse spécialisée, affichant avant sa sortie une moyenne de 78 sur 100 sur le site d’agrégation d’avis Metacritic, fondée sur 85 tests de la version PC – la seule accessible en amont aux testeurs.
Si la plupart des critiques louent la taille de son univers et ses graphismes réalistes, certains pointent également une prise en main difficile et un contenu parfois monotone.
Après ces premiers retours, l’action de Pearl Abyss a chuté de près de 30% jeudi à la Bourse de Séoul.
« Nous avons de grandes ambitions pour ce titre », avait assuré en août à l’AFP Rick van Beem, directeur marketing de Pearl Abyss en Europe, lors de la Gamescom, plus grand salon européen du secteur qui se déroule à Cologne (Allemagne).
Fort du succès de son premier jeu de rôles en ligne sorti en 2014, « Black Desert Online », le studio tente cette fois sa chance dans le genre action-aventure avec un titre « plus proche d’un Zelda », selon Rick van Beem, et conçu par environ 170 personnes.
Connue pour ses jeux en ligne comme « PUBG: Battlegrounds » et « Lost Ark », l’industrie sud?coréenne du jeu vidéo s’est surtout concentrée sur les titres PC et mobiles, même si des jeux d’action comme « Stellar Blade » et « Lies of Pi » ont récemment eu du succès.
Avec « Crimson Desert », le studio espère « toucher un public international » et « connaître le succès en Occident », a souligné son directeur marketing.
Il souhaite que le jeu participe à la « forte poussée de la Corée du Sud sur le marché occidental dans le domaine du divertissement », illustrée par les succès de séries télé ou encore de la musique K-pop.
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