La Banque mondiale (BM) a annoncé mercredi le lancement d’une initiative visant à assurer l’approvisionnement en eau propre pour un milliard de personnes dans le monde d’ici à 2030, soit, selon la BM, un quart de la population confrontée à des difficultés d’accès.
Cette initiative regroupe une dizaine d’organisations internationales et banques de développement, parmi lesquelles la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ou la Banque interaméricaine de développement (BID).
La BM elle-même assurera le financement pour améliorer l’accès de 400 millions de personnes durant la période, a précisé l’institution dans un communiqué.
L’objectif est à la fois d’apporter les financements nécessaires à ces projets et de fournir une expertise technique favorisant les réformes qui permettront une meilleure gouvernance sur la question de l’accès à l’eau.
Pour le président de l’institution, Ajay Banga, l’eau « détermine si les gens sont en assez bonne santé pour travailler, si les enfants peuvent apprendre et explorer, et si les entreprises peuvent fonctionner et les économies croître »
Selon la Banque mondiale, 14 pays se sont déjà engagés à respecter les conditions prévues par l’initiative et des négociations sont en cours avec d’autres pays, sans plus de précisions.
Concrètement, « les gouvernements décideront de leurs réformes prioritaires, détermineront leurs plans d’investissements et les partenaires » du projet s’y adapteront, a ajouté M. Banga lors d’un événement de lancement de l’initiative
La volonté de se concentrer sur les aspects politiques, pas uniquement le développement d’infrastructures physiques, est « prometteuse », a estimé David Michel, chercheur pour le Centre pour les recherches internationales et stratégiques (CSIS), interrogé par l’AFP.
« Dans beaucoup de pays, le secteur de l’eau ne réussit pas à pleinement utiliser les fonds d’ores et déjà alloués », a-t-il ajouté.
Il s’est montré cependant prudent, estimant que cette initiative de la Banque « se trouve au début d’un long et difficile chemin ».
Au-delà des améliorations en termes de santé, d’alimentation et de production d’énergie, la Banque mondiale estime qu’un meilleur accès à l’eau pourrait permettre la création de 1,7 million d’emplois dans le monde.
L’annonce intervient alors que le Fonds monétaire international (FMI) et la BM ont réuni depuis lundi leurs Etats membres à Washington, à l’occasion de leurs réunions annuelles, qui doivent s’étendre jusqu’à la fin de cette semaine.
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