Les TPE/PME résistent au conflit au Moyen-Orient, révèle mardi une étude qui souligne que ces entreprises pourraient être tentées de répercuter dans leurs prix de vente les hausses de coûts qu’elles subissent.
Les opinions sur leur trésorerie des dirigeants interrogés pour ce baromètre de Bpifrance Le Lab et Rexecode du 13 au 26 avril, six à huit semaines après le déclenchement de la guerre, sont stables sur la trésorerie actuelle voire en légère amélioration pour celle des trois prochains mois.
De même, les intentions d’investir cette année progressent d’un point par rapport au trimestre précédent.
« Pas de dégradation majeure sur ces deux points ce trimestre, c’est une petite surprise », observe auprès de l’AFP Baptiste Thornary, responsable du pôle macroéconomie de Bpifrance.
Pourtant, 62% des chefs d’entreprises disent voir un impact négatif du conflit sur leur trésorerie ou leurs résultats. Mais seuls 25% évoquent un impact « important », avec toutefois des différences sectorielles, les transports étant les plus touchés.
Pour 76% des entreprises affectées, les difficultés proviennent de la hausse des coûts, énergétiques ou non. Mais 69% des TPE-PME affectées annoncent vouloir répercuter tout ou partie de cette hausse dans leurs prix de vente.
Cela serait facteur d’inflation supplémentaire, alors que le décollage des prix à la consommation – +2,2% en avril sur un an, contre moins de 1% avant la guerre – était presque entièrement dû à la seule hausse des prix de l’énergie.
Le baromètre s’intéresse par ailleurs à la progression de l’intelligence artificielle (IA) dans les TPE/PME. Désormais, 58% des entreprises déclarent utiliser des outils d’IA, mais il s’agit surtout (34%) d’initiatives de collaborateurs sans cadre formalisé. Cependant, 35% des TPE/PME n’ont pas l’intention de recourir à l’IA prochainement.
Ses effets commencent à apparaître: 43% des dirigeants constatent un impact positif sur la productivité des salariés, 8% sur le chiffre d’affaires (contre 1% négatif), et les perspectives sont encore meilleures à horizon 2030.
La saignée redoutée sur l’emploi n’est pas certaine: 6% des dirigeants décrivent actuellement une baisse de leurs effectifs liée à l’IA, et 1% une hausse. A horizon 2030, 18% anticipent une baisse, mais 6% une hausse.
Les chefs d’entreprises, résume le directeur des études de Bpifrance Philippe Mutricy, « ne semblent pas dans l’état d’esprit d’utiliser l’IA pour licencier des salariés afin d’augmenter leur rentabilité, mais plutôt pour gagner en croissance et renforcer leur compétitivité ».
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