Le Premier ministre canadien Mark Carney a scellé jeudi un accord d’investissement avec la Colombie-Britannique, une région jusqu’ici opposée à un grand projet d’oléoduc censé diminuer la dépendance économique du pays à l’égard des Etats-Unis.
Cet oléoduc doit relier l’Alberta, région productrice de pétrole aux velléités indépendantistes, à la côte Pacifique afin d’offrir de nouveaux débouchés vers l’Asie, le Premier ministre canadien Mark Carney voulant faire de son pays « superpuissance énergétique ».
L’annonce de l’accord d’investissement entre le gouvernement canadien et la région de la Colombie-Britannique, qui doit être traversée par ce pipeline, intervient quelques heures avant une conférence de presse, prévue à 18 heures locales (00H00 GMT) entre Mark Carney et la dirigeante de l’Alberta, Danielle Smith, sur ce projet.
La Colombie-Britannique avait exprimé à plusieurs reprises ces derniers mois son opposition à cet oléoduc, notamment en raison des risques environnementaux qu’il pouvait faire peser sur son territoire et les communautés autochtones y résidant.
Lors d’une conférence de presse à Vancouver (ouest), David Eby, le dirigeant de cette région, a expliqué avoir obtenu des garanties environnementales de la part du gouvernement fédéral et affirmé qu’il n’irait « pas en justice pour se battre » contre ce projet.
« Si un oléoduc voit le jour », les habitants de la région « seront justement indemnisés pour les risques environnementaux », a-t-il assuré.
L’accord, estimé à plusieurs milliards de dollars canadiens, prévoit notamment la construction de nouveaux projets de gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique et des investissements dans les infrastructures portuaires.
« C’est un plan qui nous aidera à exploiter notre plein potentiel en tant que superpuissance énergétique », a souligné pour sa part M. Carney.
S’ouvrir davantage aux marchés mondiaux fait partie de la stratégie du Premier ministre canadien pour compenser les effets de la guerre commerciale menée par le président américain Donald Trump.
Mais cette stratégie porte un coup sérieux aux objectifs climatiques ambitieux fixés par l’ancienne administration de Justin Trudeau.
« Les changements apportés entraîneront une hausse de nos émissions au cours des prochaines années par rapport à ce qui était prévu dans le plan du gouvernement précédent. Mais je ne crois pas que ce plan était viable à long terme », a reconnu mardi Mark Carney.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !