Le gouvernement a décidé d’accorder une « aide exceptionnelle » allant jusqu’à trois millions d’euros aux producteurs de noisettes pour les aider à surmonter des difficultés économiques liées à une baisse de récolte en 2024.
Cette aide exceptionnelle, d’un montant « maximal » de trois millions d’euros, vise à compenser une partie des pertes de chiffre d’affaires des exploitations les plus touchées depuis lors, explique le ministère de l’Agriculture lundi.
La filière noisette française – environ 350 producteurs – a subi une baisse de rendement en 2024 liée à des facteurs climatiques et sanitaires, en particulier la pression des ravageurs (punaise diabolique et balanin).
La noisette fait partie des productions dont les représentants réclament une dérogation à l’interdiction de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes.
Ce fruit est de nouveau cité dans la nouvelle proposition de loi du sénateur LR Laurent Duplomb, qui vise à permettre des dérogations encadrées à l’interdiction de l’acétamipride et du flupyradiflurone, qui a le même mode d’action, pour quatre filières (betterave sucrière, noisette, pomme, cerise).
A l’automne dernier, l’institut de recherche Inrae avait relevé en particulier les difficultés de la noisette et ses pertes de récoltes, dans un rapport sur les alternatives aux néonicotinoïdes demandé par le ministère.
Pour ce fruit, en attendant que des traitements nouveaux, incluant de la lutte biologique, soient opérationnels, « la lutte chimique reste le seul levier efficace, mais qui repose sur un usage déraisonnable des (insecticides) pyréthrinoïdes. C’est ce qui conduit la filière à demander une dérogation pour l’utilisation de l’acétamipride pendant une période transitoire », soulignait le rapport, se gardant cependant de se prononcer sur cette substance.
Le dispositif d’aide précisé lundi cible les producteurs ayant un taux de spécialisation en noisettes d’au moins 25% et ayant subi une perte d’excédent brut d’exploitation d’au moins 20%.
Ils pourront déposer leur demande d’aide via un téléservice géré par l’organisme public FranceAgriMer.
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