Le gouvernement a interdit l’installation dans les véhicules de coussins gonflables (airbags) issus d’une opération de réemploi ou de réutilisation, selon un décret publié samedi au Journal officiel, qui formalise une recommandation émise à la suite du scandale des airbags Takata.
Ce texte a pour but l’interdiction « explicite dans le code de la route de l’installation d’airbags (coussins gonflables de sécurité) issus d’une opération de réemploi ou de réutilisation dans les véhicules, eu égard au risque de leur mauvais fonctionnement et par conséquent au risque important pour la sécurité routière », précise l’objet du décret.
Le gouvernement avait déjà publié le 2 juin dernier au Journal officiel un « avis aux opérateurs économiques sur lenon-réemploi ou lanon-réutilisation des coussins gonflables (airbags) non neufs lors d’activité de construction, de déconstruction, d’entretien ou de réparation de véhicules ».
Cet avis rappelait que certaines technologies utilisées dans ces dispositifs pyrotechniques avaient montré « des dégradations prématurées » rendant « instable et potentiellement dangereux le module du coussin gonflable dans son ensemble ».
« De nombreux rappels des modèles de véhicules équipés des modules de coussins gonflables concernés sont en cours pour remplacer ces derniers par des modules neufs dépourvus de ces défauts », était-il ajouté, sans mention explicite du scandale des airbags Takata qui a éclaté dès 2014, avec une accélération des rappels depuis 2022 à la suite d’accidents mortels.
Les coussins gonflables présentent « des risques de dégradation liés aux conditions de leur démontage et à l’état incertain des voitures sur lesquelles ils étaient initialement installés », selon l’avis qui rappelle que les coussins gonflables d’occasion « ne font pas partie des pièces de rechange issues de l’économie circulaire devant être proposées en alternative aux pièces neuves ».
La mise à disposition ou la vente à des particuliers d’airbags, « qu’ils soient neufs ou d’occasion », est interdite.
Fin septembre, la plateforme eBay a interdit la vente d’airbags sur son site, rejoignant d’autres géants de la vente en ligne, selon la presse spécialisée.
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