Les cours du brut ont clôturé en hausse lundi, toujours poussés par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, et alors que Donald Trump a menacé d’anéantir l’île de Kharg, point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne.
Après avoir grimpé à 116,89 dollars en début de séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, n’a finalement progressé que de 0,19% à 112,78 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 3,25% à 102,88 dollars. C’est la première fois que le WTI clôture au-dessus des 100 dollars depuis le début de la guerre.
« Les développements géopolitiques continuent de retenir l’essentiel de l’attention » des marchés, résument les analystes de Briefing.com.
Lundi, avant l’ouverture, Donald Trump a déclaré sur son réseau Truth Social que les États-Unis étaient « en discussions sérieuses avec UN REGIME NOUVEAU, ET PLUS RAISONNABLE, afin de mettre fin » aux « opérations militaires en Iran ».
Mais dans ce même message, il a aussi menacé l’Iran d’anéantir l’île de Kharg, un site pétrolier iranien essentiel, si le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour les hydrocarbures, n’est pas rouvert et si les discussions avec Téhéran n’aboutissent pas « rapidement ».
Plus grand terminal pétrolier de l’Iran, l’île de Kharg assure environ 90% de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan.
Sa saisie « paralyserait une grande partie des capacités d’exportation de l’Iran », « faisant grimper les prix mondiaux », estime Stefan Koopman, analyste chez ING.
« Si les États-Unis lançaient une invasion terrestre de l’Iran », « ou si Téhéran intensifiait ses frappes de représailles contre les infrastructures énergétiques ou fermait complètement le détroit, les projections d’un baril de pétrole à 200 dollars ne seraient plus une hypothèse farfelue », affirme Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.
La poursuite des bombardements ce week-end et lundi en Iran, dans le Golfe et au Liban, et les déclarations inflexibles des belligérants alimentent la flambée des cours du pétrole.
« Une réouverture durable des flux via le détroit d’Ormuz pourrait rapidement soulager le marché à court terme, mais (..) les tensions régionales font que la prime de risque ne disparaîtra pas du jour au lendemain », remarque Phil Flynn, de The Price Futures Group.
Les cours de l’or noir ont grimpé de plus de 50% depuis le début de la guerre.
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