Les réquisitions du parquet national financier (PNF), si elles étaient suivies par le tribunal correctionnel de Paris dans sa décision, équivaudraient à une « mort civile » pour Rachida Dati, a plaidé lundi la défense de l’ex-ministre à son procès pour corruption.
« J’ai été sidéré par les demandes de peines. Ce qui est demandé contre Mme Dati, c’est une mort civile. On veut lui interdire le métier d’avocat, le métier de magistrat, le statut d’élu », a réagi l’un de ses avocats, Me Antoine Beauquier, en ouvrant le bal des plaidoiries de la défense. Le PNF a demandé lundi quatre ans de prison, dont deux ans ferme aménageables, contre l’ex-ministre de la Culture. Il a aussi requis cinq ans d’inéligibilité, d’interdiction de la fonction publique et d’exercice de la profession d’avocate, avec application immédiate pour ces peines complémentaires.
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