Emmanuel Macron a demandé jeudi à l’Union européenne de se « mobiliser » contre les ingérences électorales, notamment sur les réseaux sociaux et dans la sphère numérique, en mettant en place un « bouclier démocratique ».
« Les Européens doivent absolument se mobiliser pour protéger nos démocraties de ces interférences. C’est une nécessité. C’est ce bouclier démocratique dans lequel nous croyons », a plaidé le président français à son arrivée à Bruxelles pour un sommet de l’UE.
Il a dit son intention de défendre « la lutte contre les interférences et les manipulations de l’information » dans les débats et les conclusions du Conseil européen, comme il l’a écrit dans une lettre à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen en amont de la réunion.
« Il y a à chaque élection aujourd’hui en Europe des interférences qui troublent les processus électoraux », a martelé Emmanuel Macron, évoquant l’exemple de la Slovénie où, a-t-il affirmé, le Premier ministre libéral sortant Robert Golob « a été victime d’interférences caractérisées » de « pays tiers » et « de fausses informations » dans sa campagne des législatives face au nationaliste Janez Jansa.
Selon la présidence française, Paris « demande à la Commission européenne des lignes directrices pour que les États membres puissent (…) imposer des obligations aux plateformes » numériques dans le cadre de la législation de régulation européenne DSA.
La France souhaite obliger les réseaux sociaux et autres plateformes à évaluer les « risques systémiques en période électorale ». Mais aussi à « atténuer ces risques systémiques en ce qui concerne à la fois les faux comptes, les contenus illicites, les contenus modifiés ou générés par intelligence artificielle, les publicités à caractère politique », selon l’Elysée.
Elle souhaite aussi que les plateformes soient contraintes à « prévenir les phénomènes de viralité d’algorithmes ou de manipulation et d’ingérence pendant les processus électoraux ».
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