Un homme de 18 ans, suspecté par la justice d’être l’un des membres du groupe de pirates informatiques « Zerobytes » et d’avoir participé aux attaques contre le fisc cet été, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a annoncé vendredi le parquet de Paris à l’AFP.
Un deuxième suspect, âgé de moins de 16 ans, a également été interpellé et placé en garde à vue, mais libéré ensuite, a précisé le parquet après des informations de Franceinfo. Les enquêteurs vont désormais exploiter son matériel informatique.
Le piratage du fisc, survenu fin juin et fin juillet et revendiqué par le groupe de pirates Zerobytes, a entraîné le vol de données, pour certaines sensibles, d’au moins 678.000 particuliers et professionnels, selon la direction générale des finances publiques (DGFiP).
Mi-août, le gouvernement s’était saisi du dossier, Sébastien Lecornu demandant un audit à l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et le ministre des Comptes publics David Amiel présentant ses excuses aux contribuables touchés.
Vendredi, le parquet de Paris a précisé avoir ouvert une enquête dès « réception des premières plaintes », le 31 juillet, et donc avant la revendication de l’attaque, rendue ainsi largement publique. Elle a été confiée à l’Office anti-cybercriminalité (Ofac).
L’homme de 18 ans a été arrêté dès le 18 août. Pirate chevronné, connu de la police, il avait été mis en examen déjà deux fois, dans deux dossiers d’attaques informatiques commises en 2023 et 2024, alors qu’il était encore mineur. Il était sous contrôle judiciaire depuis.
Dans le dossier du fisc, il encourt une peine de 10 ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende pour une série de cyberinfractions, ainsi que pour association de malfaiteurs.
Dans le viseur, le groupe de hackers « Zerobytes », qui a revendiqué l’attaque et auquel il est suspecté d’appartenir. Parmi les victimes de leurs cyberattaques, le parquet de Paris cite les services de l’Education nationale (Académie de Créteil, Agence pour l’enseignement français à l’étranger), France Travail, la Fédération Française de Handball, le distributeur Intermarché ou encore le groupe de télécoms SFR.
« Les investigations se poursuivent désormais sous la conduite d’un juge d’instruction pour identifier et interpeller les autres personnes mises en cause », précise le parquet.
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