Avec 33,5°C enregistrés près de Londres lundi, le Royaume-Uni a battu son record historique de température pour un mois de mai, après plusieurs jours d’une vague de chaleur exceptionnelle, selon l’agence nationale de météorologie.
Le précédent record était de 32,8°C, enregistré en 1922 puis encore en 1944.
Les 33,5°C ont été mesurés à Heathrow, à l’ouest de la capitale, a indiqué sur X l’agence nationale de météorologie, le Met Office, soulignant que la température devrait encore augmenter au cours de la journée.
« Les records sont généralement battus de quelques dixièmes de degré, ce qui rend cette vague de chaleur exceptionnelle pour cette période de l’année », selon l’agence de météorologie.
Déjà samedi et dimanche, les températures avaient dépassé les 30 degrés, du jamais vu en mai depuis 2012.
Dimanche, le Met Office avait décrété l’état de canicule dans huit endroits d’Angleterre, dans le Grand Londres, dans le Suffolk ou l’Essex (est du pays). Cela signifie que les températures ont dépassé 27 degrés durant trois jours d’affilée (28 degrés à Londres).
Seuls le nord-ouest de l’Ecosse et l’Irlande du Nord sont épargnés par les fortes chaleurs, qui touchent une grande partie de l’Europe.
« C’est agréable (d’avoir cette chaleur), mais c’est beaucoup, beaucoup trop chaud par rapport à ce qu’on devrait avoir au Royaume-Uni », témoigne Andrea Quaine, mère de famille de 41 ans, rencontrée dimanche par l’AFP sur le London Bridge.
Elle se dit « inquiète, parce que ça montre évidemment que le réchauffement climatique est en train de se produire ».
Selon le consensus scientifique, le changement climatique d’origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations plus intenses.
Le Royaume-Uni a connu son année la plus chaude jamais enregistrée en 2025.
La semaine dernière, le comité d’experts chargé de conseiller le gouvernement britannique sur sa politique climatique a averti que le pays avait été « bâti pour un climat qui n’existe plus » et a appelé les responsables politiques à adapter les infrastructures, comme les écoles et les hôpitaux, au réchauffement.
mhc/las
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