Après un été aux températures déjà historiquement élevées, le mois dernier a été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré en France, et parmi les moins arrosés, maintenant une « sécheresse historique » sur le pays, a annoncé vendredi Météo-France.
« À l’échelle du mois et du pays, les températures affichent une anomalie de 3,1°C au-dessus de la normale 1991-2020 », faisant de septembre 2026 « le deuxième mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures en 1900 derrière septembre 2023 », indique le prévisionniste national dans un bulletin.
Après la succession de vagues de chaleur de l’été, trois nouveaux épisodes de températures « anormalement chaudes » ont émaillé septembre, dont un « particulièrement intense » du 3 au 8 septembre, avec des niveaux de chaleur inédits du Midi-Pyrénées au Sud-Est et à l’Alsace.
Sur le mois, les températures maximales ont été en moyenne 4,5°C supérieures aux normales sur le pays, avec localement jusqu’à +6°C du Roussillon jusqu’au sud du Massif central.
« C’est le quatrième mois où l’anomalie de température est très importante et dépasse +3°C, du jamais vu sur plus de trois mois consécutifs », souligne Météo-France.
Le mois dernier a par ailleurs été le « troisième mois de septembre le moins arrosé depuis le début des mesures en 1958 », derrière 1977 et 1985, avec un déficit de précipitations qui atteint 70% en moyenne sur le pays.
Les pluies ont été très rares sur tout le mois, à l’exception de la toute fin marquée par un épisode méditerranéen « remarquable » qui a apporté des pluies intenses sur le Gard et l’Hérault.
Les mois précédents avaient déjà été très déficitaires en précipitations, avec notamment -60% en avril, -50% en juin et -60% en juillet. « Depuis mars 2026, la France n’a connu aucun mois excédentaire en pluie », note Météo-Fance.
Conséquence : la sécheresse des sols, déjà historique depuis plusieurs mois, a continué de s’aggraver, avec un indicateur national « resté quasiment tout le mois de septembre à un niveau bas encore jamais observé pour cette période de l’année ».
Avant les pluies de la fin du mois, qui ont permis une humidification en surface sur les régions concernées par l’épisode méditerranéen, cet indicateur de sécheresse des sols atteignait « un niveau proche du record sec absolu établi au mois d’août ».
« La quasi-totalité de la France est concernée par une sécheresse ne se produisant en moyenne que tous les 10 ans », avec un axe sud-ouest/nord-ouest particulièrement touché, indique le bulletin.
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