Le programme de développement d’un « jumeau numérique » national, réplique virtuelle de l’Hexagone, a été officiellement lancé lundi pour visualiser le territoire en temps réel, mieux anticiper les crises climatiques, et améliorer le pilotage des politiques publiques, a annoncé le gouvernement.
Visualisation des îlots de chaleur urbains, impact du recul du trait de côte, simulation des conséquences d’une crue centennale, des inondations…
Le programme « JUNN » vise à « déployer des jumeaux numériques pouvant interagir, basés sur un socle technologique commun et souverain, partagé par les services de l’Etat, les collectivités et les entreprises », explique le gouvernement dans un communiqué.
Un jumeau numérique de territoire permet de visualiser, d’analyser et de prévoir l’impact de divers événements ou projets d’aménagement en testant différents scénarios.
Le programme, qui ambitionne de structurer une « filière industrielle dédiée », fait l’objet d’un investissement de 40 millions d’euros sur trois ans, dont 25 millions dans le cadre du plan d’investissements France 2030.
« De nombreux cas d’usage ont déjà été identifiés, allant de l’aménagement urbain à la prévention des risques naturels en passant par la gestion des ressources en eau, l’adaptation des forêts au changement climatique ou la lutte contre les épidémies », est-il précisé.
A terme, le jumeau numérique prendra la forme d’une plateforme partagée pour « outiller les décideurs publics et privés dans la gestion des territoires et des aménagements, face à des enjeux de plus en plus complexes ».
Dans 18 mois, la plateforme JUNN disposera « de premières données en 3D couvrant plusieurs départements ».
Parmi les départements pilotes figurent les Alpes-Maritimes, l’Ille-et-Vilaine, la Gironde et la Charente-Maritime.
Le programme doit également permettre aux collectivités n’ayant pas les moyens de développer leur propre jumeau d’avoir un accès à des « données nationales homogènes » et à des « outils de visualisation 2D/3D ».
Après une première phase de recherche et développement de trois ans, la phase d’exploitation opérationnelle débutera en 2029.
Initié par l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière), le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques) ainsi que l’Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), JUNN repose aujourd’hui sur un consortium de « 14 partenaires publics et privés dont la coordination technique et opérationnelle est assurée par l’entreprise 1Spatial France ».
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