Le gouvernement uruguayen a annoncé mercredi que l’entreprise espagnole Solaria investira 5,7 milliards de dollars dans la construction d’un parc de centres de données, alimenté par énergie solaire.
Le projet comprend un investissement de 5,5 milliards de dollars dans plusieurs centres de données et un autre de 200 millions dans une centrale d’énergie solaire qui alimentera le parc, a expliqué le président uruguayen Yamandu Orsi.
Par son montant, il s’agit de l’un des investissements les plus importants « de l’histoire récente » du pays, a souligné le dirigeant en conférence de presse.
La première phase du projet, qui doit s’achever entre 2029 et 2030 selon le gouvernement, prévoit une capacité de production d’énergie solaire de 300 mégawatts.
L’électricité sera produite dans le département de Florida (centre-sud), tandis que les data centers seront implantés à Canelones, près de Montevideo, et à San José (ouest), a précisé la ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Fernanda Cardona.
Le projet mobilisera plus de 3.000 personnes pendant sa phase de construction et fonctionnera sous le régime de zone franche qui accorde des avantages fiscaux.
Solaria produit déjà de l’énergie solaire en Uruguay à travers deux centrales photovoltaïques qui vendent l’électricité générée à l’UTE, l’entreprise publique uruguayenne.
« Dans un monde où la sécurité énergétique et la durabilité pèsent de plus en plus dans la décision d’investissement », le mix renouvelable de l’Uruguay « représente un avantage énorme », a souligné le président Orsi.
Le pays affiche 98% d’énergies renouvelables dans son mix électrique.
Le président a également mis en avant que le rôle déterminant de la stabilité du pays latino-américain.
Le suivi environnemental lors de la construction et de la mise en service du projet sera « exhaustif », a assuré la ministre de l’Énergie.
L’essor mondial de l’intelligence artificielle (IA), et la demande en puissance de calcul qui l’accompagne, alimente une expansion massive des centres de données qui font toutefois l’objet d’une hostilité croissante en raison de leur gourmandise en électricité et en eau.
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