Gestion de l'intermittence
Ventilation et traitement de l'air des bâtiments tertiaires
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Gestion de l'intermittence
Ventilation et traitement de l'air des bâtiments tertiaires

Auteur(s) : Pascale MAES

Date de publication : 10 déc. 2014

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RÉSUMÉ

 

Cet article développe les principes de renouvellement d’air dans les bâtiments tertiaires, précisant que celui-ci est souvent assuré par une centrale de traitement d’air qui chauffe ou refroidit l’air diffusé. Les exigences de débits de ventilation, et leur modulation, diffèrent selon le type de bâtiment et le type de locaux : pollution spécifique ou non, taux d’occupation régulier ou variable, ventilation monozone ou multizone… La gestion de l’intermittence est une donnée clé, par asservissement à la concentration de CO2, à la présence, à d’autres polluants. Le renouvellement d’air contribue également au confort hygrothermique en hier et en été ; en revanche, certaines dispositions doivent être prises pour éviter l’émission de bruit.     

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Auteur(s)

  • Pascale MAES : Journaliste indépendante spécialisée dans l'efficacité et la performance énergétiques des bâtiments

INTRODUCTION

Si de nombreux professionnels et usagers demandent une révision de la réglementation ventilation destinée à l'habitat, datant des années 1980, celle relative aux bâtiments tertiaires reste quasi-inexistante. Seuls le Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT) et le Code du travail imposent des débits de renouvellement d'air minimaux afin de préserver la santé et le confort des occupants. Pourtant, les exigences en termes d'isolation thermique et d'étanchéité à l'air des bâtiments tertiaires ont été renforcées par la RT 2012 et par la RT existant en date de 2007. Un renouvellement d'air permanent et efficace leur est par conséquent indispensable. Ainsi, après avoir étudié la qualité de l'air intérieur des logements, l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI) se penche sur celle des bâtiments tertiaires, en particulier dans les bureaux et les écoles.

À ce jour, en France, il existe peu d'informations sur la qualité de l'air dans les immeubles de bureaux et le confort perçu par les personnes qui y travaillent. Des études menées dans d'autres pays montrent, qu'en termes de pollution, des spécificités propres à ces environnements intérieurs existent : environnement extérieur, matériaux de construction, ameublement, mais aussi matériel informatique, produits d'entretien... Le temps passé y est important et la qualité de l'air respiré peut ainsi avoir un impact sur la santé et les performances des occupants. L'OQAI a commencé une campagne, qui se prolongera jusqu'en 2015, dans 300 immeubles de bureaux répartis sur toute la France. Cette campagne a pour objectif une meilleure connaissance de la qualité de l'air intérieur dans ces bâtiments, dans le but d'évaluer les risques sanitaires et le confort des occupants, et de proposer des solutions d'amélioration, notamment en matière de ventilation.

Quant aux écoles, aucune étude française n'a pour l'instant permis de porter une vision globale de leur qualité de l'air intérieur, et peu de données sont disponibles sur ce sujet. Les informations sont le plus souvent limitées à quelques indicateurs de pollution (comme le formaldéhyde ou le benzène). Or, comparées à celles d'autres lieux de vie, les concentrations en polluants mesurées dans l'air des écoles peuvent s'avérer élevées du fait de la densité d'occupation des locaux, de l'utilisation fréquente de produits d'entretien et de fournitures scolaires (feutres, effaceurs, craie...), et du faible taux de renouvellement d'air souvent observé. Pour y remédier, l'OQAI mène une campagne nationale de mesure et de collecte d'informations dans 300 écoles. L'objectif est, là aussi, une meilleure connaissance de la qualité de l'air et du confort dans les salles de classe et les dortoirs des écoles maternelles et élémentaires. Il s'agit d'une campagne majeure, qui s'achèvera en 2016, en matière de santé publique et de prévention des risques. Les connaissances obtenues contribueront à proposer des pistes d'améliorations spécifiques aux environnements scolaires pour mieux protéger les enfants et améliorer leurs conditions d'accueil.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-tba2787

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4. Gestion de l'intermittence

Pour répondre aux exigences de la RT 2012 [TBA 2 785], il est encore plus important en tertiaire qu'en résidentiel de gérer l'intermittence. Cette gestion consiste à ajuster les débits de ventilation à l'occupation réelle des locaux, notamment ceux à occupation intermittente (bureaux, salles de réunions, salles de classes, gymnases, cinémas...). La ventilation pendant les périodes d'inoccupation constitue un gaspillage d'énergie d'autant plus important que le débit est réglé sur le nombre d'occupants maximum du local. La gestion automatique de l'intermittence, par des mesures de la concentration de CO2 ou la présence humaine (plutôt que l'hygrométrie), permet donc des économies d'énergie et d'entretien.

4.1 Asservissement à la concentration de CO2

Le système de ventilation peut être asservi à la concentration intérieure de CO . Le taux de CO2 dépend du nombre de personnes, mais aussi de certaines activités, ainsi que du CO2 déjà inclus dans l'air neuf dont le niveau est sensiblement différent en zone rurale, urbaine ou industrielle. Ce principe permet d'obtenir une qualité de l'air constante, quelle que soit l'occupation (figure 3).

Une VMC asservie au CO2 peut être monozone, la modulation de débit étant alors assurée par une action sur le ventilateur au moyen d'un variateur de fréquence, ou multizone en fonctionnant différemment dans chaque pièce grâce à un registre motorisé. Une VMC asservie à un capteur de CO2 est particulièrement indiquée pour les grands volumes (cinéma, restaurant). Une fois le lieu ou la salle de réunion vide, la ventilation continue à agir jusqu'à ce que la teneur en CO2 dans l'air intérieur se stabilise en-dessous d'une valeur seuil prescrite (figures 3 et 4).

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    1 Réglementations

    Règlement sanitaire départemental type (articles 64, 65, 66-2 et 66-3) portant sur les débits de ventilation selon type de bâtiment et type de local.

    Réglementation du Code du travail (décrets 841093 et 841094 du 7 décembre 1984) portant sur les locaux à pollution non spécifique et à pollution spécifique.

    Articles R. 4212-6 et R. 4222-6 du Code du travail portant sur les débits minimaux d'air à introduire.

    Décret no 2010-1269 du 26 octobre 2010 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des constructions (NOR : DEVU1020041D) : RT 2012.

    Décret no 2012-1530 du 28 décembre 2012 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des constructions de bâtiments (NOR : ETLL1240559D) : RT 2012 tertiaire élargi.

    Arrêté du 30 juin 2004, modifié le 5 juillet 2013 (NOR : SOCT0411354A) relatif aux valeurs limites de CO.

    Arrêté du 30 juin 1999 (NOR : EQUU9900634A) relatif à l'isolement acoustique normalisé.

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    2 Annuaire

    Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents (INRS) http://www.inrs.fr/

    Observatoire...

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