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Conclusion
Enrichissement de l’analyse fonctionnelle - Apport de la construction
C3060 v1 Article de référence

Conclusion
Enrichissement de l’analyse fonctionnelle - Apport de la construction

Auteur(s) : Christophe GOBIN

Date de publication : 10 nov. 2015 | Read in English

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Présentation

1 - Mise en perspective de l’analyse fonctionnelle

  • 1.1 - Artefact en situation
  • 1.2 - Compréhension de l’artefact

2 - Enrichissement de l’analyse fonctionnelle

  • 2.1 - Fonctions et critères de valeur
  • 2.2 - Fonctions et performances

3 - Conclusion

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

L'analyse fonctionnelle est une méthodologie visant à résoudre une problématique en précisant les termes du problème sous la forme de fonctions à remplir. Bien qu'efficace, cette méthode atteint ses limites dans les contextes complexes. Pour améliorer la pratique de l'analyse fonctionnelle, la démarche proposée dans cet article s'articule en deux temps. En premier lieu, l'apport effectué par toutes les parties prenantes de l’interaction collective qu'est l'analyse fonctionnelle est précisé. Dans une seconde partie, les améliorations à apporter à l'analyse fonctionnelle sont déterminés à partir du bâti comme point d'application. L'objectif étant de remettre l'analyse fonctionnelle au coeur des outils indispensables pour implémenter une véritable responsabilité sociétale des différents acteurs de notre économie.

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Auteur(s)

INTRODUCTION

L’analyse fonctionnelle, comme l’indique sa dénomination, est par essence une méthodologie mise en œuvre par une équipe qui cherche à résoudre une problématique, moins en y apportant directement une solution, qu’en précisant les termes du problème sous la forme de fonctions à remplir.

Personne ne conteste l’efficacité de cette approche. Par contre de nombreuses voix s’élèvent pour en montrer les limites en insistant sur son côté intrinsèquement réducteur de la complexité.

Il faut déjà observer que le fait même d’intermédiatiser la recherche de solution c’est-à-dire de chercher à suppléer le manque de connaissance des « questionneurs » est déjà mécaniquement un biais. Mais ne serait-il pas utopique de croire que toute situation soit en mesure d’être directement résolue par celui qui la crée ? À bien y réfléchir se serait même le stade ultime de l’individualisme et le renoncement à vivre en communauté.

L’objet de cet article est plutôt d’examiner s’il existe une voie intermédiaire qui chercherait à améliorer la pratique de l’analyse fonctionnelle sans refuser d’en tirer avantage compte tenu de ses intérêts qui demeurent patents.

Pour cela, la démarche proposée s’articule en deux temps. Le point de départ est celui de prendre comme sujet d’étude l’objet même qui doit résulter d’une analyse fonctionnelle c’est-à-dire l’artefact, la solution tangible issue d’une création de celui qui l’a pensé. Il faut alors préciser que par ce vocable, il ne s’agit pas seulement d’un produit physique mais aussi d’un service ou d’une organisation.

La première étape va consister à mettre en situation l’artefact. L’objectif est de préciser comment il résulte d’un équilibre entre son bénéficiaire, son concepteur et l’environnement dans lequel il se déploie. La question est de chercher à démêler le poids de chacun, à répartir le rôle de chaque protagoniste, à préciser surtout l’apport effectué par toutes les parties prenantes de cette interaction collective.

La seconde est de déterminer, à partir du bâti comme point d’application, les améliorations à apporter à l’analyse fonctionnelle. Cela passe par une redéfinition de ce que peut être la fonction et surtout sur un approfondissement de la caractérisation des critères de valeur c’est-à-dire les éléments descriptifs de la fonction. Ce choix n’est pas restrictif car notre cadre de vie est par essence une construction purement collective et il est par excellence l’archétype de l’artefact d’une communauté de plus en plus urbaine.

L’intérêt de cette démarche devrait résider dans une taxonomie générique des critères de valeur qui n’ont pas fait l’objet à ce jour d’une relecture dans la perspective d’un développement durable. Et cet éclairage pourrait remettre l’analyse fonctionnelle au cœur des outils indispensables pour implémenter une véritable responsabilité sociétale des différents acteurs de notre économie.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-c3060

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3. Conclusion

Au terme de ce cheminement que retenir ? Plusieurs points semblent devoir être soulignés.

L’analyse fonctionnelle, loin d’être fermée et de réduire la complexité des problèmes à traiter, est en fait beaucoup plus ouverte et capable d’un potentiel élargi.

Elle peut être enrichie de manière très accessible en complétant certaines de ses étapes de son déploiement méthodologique.

  • Elle reste avant tout un mode de travail pour entreprendre un raisonnement mais n’est en rien une garantie du résultat obtenu qui lui dépend de l’agilité de son opérateur.

  • À ce titre plusieurs recommandations peuvent être avancées pour faire de cette méthode un outil performant et mieux engager une maîtrise sur la résolution de situations de plus en plus exigeantes.

    Dans cette perspective, quatre propositions peuvent être énoncées, et ce de manière « axiomatique » de façon à présenter un caractère opératoire reconductible quel que puisse être le sujet abordé.

  • Recension des activités des utilisateurs :

    L’analyse fonctionnelle n’est qu’un traitement organisé de l’information. À ce titre, elle ne peut suppléer la nature et le niveau de sens des données accumulées. Elle suppose donc de s’assurer que celles qui sont collectées sont fondées et résultent d’une véritable expertise.

    La méthode ne peut alors se déployer que sur la base d’une observation fine des activités auxquelles l’analyse fonctionnelle va devoir apporter une réponse structurée. Et cela nécessite de faire appel aux sciences humaines non seulement au titre de spécialité mais bien comme décryptage et anticipation des comportements.

  • Nomenclature des fonctions de l’artefact :

    C’est bien à partir de ce matériau que l’analyse peut commencer. Il s’agit pour l’analyste de décliner les différentes fonctions relatives aux parties prenantes recensées. Trop souvent, cette prise en compte est insuffisante faute d’une véritable investigation.

    Cependant, il faut avoir à l’esprit que les fonctions transcrivent le service attendu de l’artefact. Elles concernent donc la définition d’une solution et ne sont en rien réductrices mais au contraire elles complexifient la future réponse...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - JURAN (J.) -   Quality Control Handbook.  -  McGraw-Hill Company (1951).

  • (2) - GIARINI (O.), STAHEL (W.) -   *  -  . – The limits to certainty – facing risks in the new service economy (1989).

  • (3) - BOURG (D.), BUCLET (N.) -   L'économie de fonctionnalité : changer la consommation dans le sens du développement durable.  -  (Futurible) (2005).

  • (4) - DU TERTRE (C.) -   Économie de la fonctionnalité, développement durable et innovations institutionnelles.  -  (Cerisy) (2007).

  • (5) - SIMONDON (G.) -   Du mode d'existence des objets techniques.  -  Méot (1958).

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