Mesures lidar
Lidars atmosphériques et météorologiques - Principes fondamentaux
E4310 v2 Article de référence

Mesures lidar
Lidars atmosphériques et météorologiques - Principes fondamentaux

Auteur(s) : Pierre H. FLAMANT

Relu et validé le 30 août 2021 | Read in English

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Présentation

1 - Présentation générale

2 - Spectroscopies atmosphériques

3 - Principe du lidar atmosphérique

4 - Conception d’un instrument lidar

5 - Composants lidar

6 - Mesures lidar

7 - Conclusion

8 - Glossaire

9 - Sigles, indices, constantes et symboles

Sommaire

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RÉSUMÉ

L’article présente le lidar dans ses différents aspects traitant de l’instrumentation, de la spectroscopie atmosphérique et des signaux. Ceux-ci sont présentés sous une forme aisément utilisable par le lecteur pour cerner ses besoins et répondre à ses objectives. Tout en continuant une recherche innovante, à partir des années 2000, la communauté lidar s’est investie dans les applications de service et les missions spatiales.

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Auteur(s)

  • Pierre H. FLAMANT : Directeur de recherche émérite au CNRS, Institut Pierre Simon Laplace (IPSL), Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS), Université Pierre et Marie Curie, Paris, France

INTRODUCTION

Le lidar est une méthode de mesure optronique active qui utilise des lasers pour sonder dans leurs profondeurs les milieux peu denses comme l’atmosphère et les zones aquatiques, et mesurer la distance aux volumes diffusants ou à des cibles solides (sols, bâtiments…). L’instrument lidar combine des composants optiques, électroniques et numériques. Le mot lidar est une abréviation de l’anglais « light detection and ranging ». La méthode repose sur la propagation d’une impulsion laser courte suivie par la détection de la lumière renvoyée par le milieu. Le temps d’aller-retour entre l’émission laser et la détection détermine la distance à la zone diffusante ou à la cible réfléchissante. Les propriétés optiques des milieux sondés s’obtiennent par analyses spectrales et polarimétriques de la lumière diffusée, tandis que les propriétés dynamiques (champs de vitesse, turbulence) s’obtiennent par analyse Doppler. Le lidar est utilisé pour des cibles distantes de quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de kilomètres (lidar spatial), voire plus lointaines (mesure de la distance Terre-Lune).

Le principe de la méthode lidar atmosphérique a été testé dans les années 1930-1940 avec des projecteurs lumineux très intenses. À partir des années 1962-1963, les lidars utilisent exclusivement des lasers, impulsionnels de préférence. De manière pratique, les applications lidar ont pris une grande importance à la fin des années 1990 à la suite d’avancées techniques majeures dans les domaines des lasers et des détecteurs, mais aussi des ordinateurs portables pour la gestion, l’affichage en temps réel et l’analyse des données.

Depuis les années 2000, la communauté lidar atmosphérique s’est diversifiée en s’ouvrant aux applications de service à côté d’une recherche innovante toujours très active. Les applications nouvelles sont dues :

  • aux progrès techniques conduisant à la miniaturisation d’instruments fiables ;

  • à l’utilisation de nouveaux vecteurs (avions, drones, satellites) ;

  • à des activités coordonnées en réseaux, offrant ainsi une gamme continue de couverture temporelle et géographique, du local au global.

Ces innovations ont conduit à l’augmentation considérable des volumes de données qui associés à la multitude d’informations en provenance d’autres sources ont créé une émulation big data au sein de la communauté lidars atmosphérique et météorologique. Celle-ci s’est enrichie d’utilisateurs non spécialistes lidar intéressés par le traitement et l’analyse des données pour conduire des travaux plus généraux sur la géophysique ou le climat par exemple. Ainsi, le lidar s’est banalisé et doit être étudié comme partie intégrante des méthodes de télédétection.

Le présent article traite des principes lidar fondamentaux comme préalable aux applications atmosphériques et météorologiques [E 4 311]. Le premier paragraphe sert aussi d’introduction aux « Géolidars pour l’étude des surfaces, de la biosphère et de l’hydrosphère » [E 4 312]. Ces trois articles doivent permettre au lecteur de partager une culture générale et de l’aider à concevoir l’instrument lidar pour son application. Il pourra ainsi rédiger un cahier des charges pour sélectionner un produit commercial ou réaliser un prototype. Dès à présent, on se doit de souligner que l’utilisation d’un lidar demande le strict respect des règles de sécurité, en particulier la sécurité oculaire liée à l’utilisation des lasers.

Le lecteur trouvera en fin d’article un glossaire et un tableau des sigles, constantes, indices et symboles utilisés.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-e4310

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6. Mesures lidar

Dans le but de restituer les distributions et les concentrations des molécules et des particules atmosphériques, la méthodologie lidar s’appuie sur leurs propriétés spectroscopiques. Ce paragraphe présente un résumé des méthodes lidar présentées dans l’article [E 4 311].

6.1 Rappel des méthodes lidar

Les méthodes lidar utilisent en premier lieu les processus d’interaction lumière-matière :

•[nbsp ]Diffusion élastique : la diffusion élastique, sans changement de longueur d’onde, à l’effet Doppler près, est le processus de diffusion le plus intense. Toutes les molécules, tous les atomes et toutes les particules contribuent au signal lidar utile (figure 3) ;

•[nbsp ]Diffusion inélastique Raman vibrationnelle : le changement de longueur d’onde est caractéristique des molécules diffusantes. Par comparaison avec la diffusion élastique (par la même molécule), le signal Raman est plus faible de 3 ordres de grandeur, ce qui impose des produits EA élevés, une réduction drastique du signal radiométrique parasite résiduel, et des temps de mesure longs pour obtenir un RSB suffisant c’est-à-dire > 10, sinon 100 ou plus pour les applications DIAL, IPDA, Raman et Doppler ;

•[nbsp ]Dépolarisation : les diffusions peuvent donner lieu à un changement de polarisation du rayonnement diffusé. Le changement de polarisation est caractérisé par un rapport de dépolarisation qui s’exprime comme le rapport entre 2 rétrodiffusions de polarisations croisées : perpendiculaire et parallèle. La polarisation parallèle est repérée par rapport à la polarisation linéaire de la lumière laser de sondage ;

•[nbsp ]Absorption différentielle laser (DIAL) : pour une mesure résolue en distance, on compare 2 signaux lidar...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - BATES (D.R.) -   Rayleigh scattering by air.  -  Planet. Space Sci., 32, p. 785-790 (1984).

  • (2) - FRÖHLICH (C.G.), SHAW (E.) -   New determination of Rayleigh scattering in the terrestrial atmosphere.  -  Appl. Opt., 19, p. 1773-1775 (1980).

  • (3) - NAUS (H.), UBACHS (W.) -   Experimental verification of Rayleigh scattering cross sections.  -  Opt. Lett., 25, p. 347-349 (2000).

  • (4) - SHE (C.-Y.) -   Spectral structure of laser light scattering revisited: bandwidths of nonresonant scattering lidars.  -  Appl. Opt., 40, p. 4875-4884 (2001).

  • (5) - SNEEP (M.), UBACHS (W.) -   Direct measurement of the Rayleigh scattering cross section in various gases.  -  J. Quant. Spect. Rad. Transfer, 92, p. 293-310 (2005).

  • (6) - SUTTON (J.A.), DRISCOLL (J.F.) -   Rayleigh scattering cross sections...

1 Outils logiciels

Spectroscopie moléculaire (et plus) :

FASCODE http://www.jcdpublishing.com/software.html

GEISA http://ether.ipsl.jussieu.fr/

HITRAN http://cfa-www.harvard.edu/hitran/

Diffusion optique par les particules – Codes numériques (et plus) :

Scatterlib, Flatau Piotr J. https://code.google.com/p/scatterlib/, dernières corrections en août 2011

MiePlot, Laven P. http://www.philiplaven.com/mieplot.htm, un classique pour Lorenz-Mie et Debye et grosses particules, dernières corrections en octobre 2015

T-Matrix, Mishchenko M. http://www.giss.nasa.gov/~crmim/t_matrix.html, dernières corrections en janvier 2013

Prahl S. http://omlc.ogi.edu/calc/mie_calc.html, code « on-line »,...

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