Biodépollution
Traitements biologiques des sols
G2620 v1 Article de référence

Biodépollution
Traitements biologiques des sols

Auteur(s) : Daniel BALLERINI

Date de publication : 10 avr. 1999 | Read in English

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  • Daniel BALLERINI : Responsable du Département Microbiologie à l’Institut Français du Pétrole

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INTRODUCTION

Dans les sols, les polluants se répartissent en fonction de leur densité, de leur solubilité dans l’eau, de leur volatilité et de leur capacité à s’adsorber sur la matrice solide du milieu poreux, entre la zone insaturée, qui correspond à la couche de sol située au-dessus du niveau piézométrique, et la zone saturée qui constitue l’aquifère.

Les composés rencontrés dans les sites pollués sont d’origine organique ou minérale. Les principaux polluants organiques sont des hydrocarbures (carburants et combustibles) et des produits halogénés (solvants chlorés, polychlorobiphényls, polychlorophénols).

Les polluants d’origine minérale sont des composés à base de métaux lourds tels que le plomb, le mercure, le zinc et le cadmium…

La diversité et l’adaptabilité des micro-organismes (bactéries, champignons, levures) font qu’ils sont présents naturellement dans les sols, fixés sur le milieu solide ou en suspension dans l’eau résiduelle de la zone saturée ou l’eau de la nappe. Leur nombre, variable, peut être estimé entre 10 5 et 10 9 micro-organismes par gramme de sol. Les micro-organismes sont capables, après adaptation de leur métabolisme, de dégrader une grande variété de produits naturels ou xénobiotiques.

La biodégradation d’un produit peut être partielle, ce qui signifie que les micro-organismes l’ont transformé, souvent par des mécanismes d’oxydation, ou elle peut être totale. On ne parle plus de biodégradation dans ce dernier cas, mais de minéralisation puisque les produits de l’action microbienne sont essentiellement du dioxyde de carbone et de l’eau.

Un seul et même micro-organisme ne possède pas tous les enzymes dont les actions sont nécessaires à la dégradation d’une multitude de produits, comme cela peut être le cas d’une pollution par des produits pétroliers. C’est pourquoi, le plus souvent, la dégradation est réalisée par une communauté de plusieurs espèces dont les actions sont complémentaires.

Les sols étant rarement stériles, la microflore en place lorsqu’elle rencontre une pollution va, en fonction des conditions chimiques et physico-chimiques de son environnement, chercher à métaboliser les polluants. L’ensemble de ces phénomènes est désigné sous le terme d’atténuation naturelle. Les traitements biologiques utilisent et stimulent les capacités qu’ont les micro-organismes à utiliser divers types de composés organiques et minéraux pour leur croissance, leurs besoins en énergie et leur maintien en vie.

Une première distinction sera faite entre les procédés biologiques déjà validés et ceux encore en cours de développement. Les premiers concernés sont classés en deux sous-groupes, l’un regroupant les traitements in situ, l’autre les traitements ex situ qui impliquent que les terres polluées sont excavées avant d’être décontaminées en surface sur ou hors du site.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-g2620

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1. Biodépollution

1.1 Biodégradabilité des polluants

Les principaux facteurs qui influencent la biodégradabilité d’un produit sont :

  • la disponibilité d’accepteurs d’électrons absolument nécessaires à l’action microbienne ;

  • la teneur en eau ;

  • le pH ;

  • la température ;

  • la disponibilité de nutriments minéraux (N et P) ;

  • la nature du polluant, sa concentration dans le milieu et son accessibilité.

Le plus important de ces facteurs est certainement le premier, à savoir la disponibilité en accepteurs d’électrons qui constitue, dans la majorité des situations, l’élément limitant au développement des processus microbiologiques, dans les sols.

En conditions aérobies, c’est l’oxygène qui joue ce rôle et qui va permettre la transformation métabolique du substrat carboné en dioxyde de carbone, en eau et en biomasse lors du renouvellement et de la croissance des cellules de micro-organismes, comme illustré sur la figure 1, avec la minéralisation totale d’un hydrocarbure.

Même s’il existe des produits organiques qui ne sont dégradables qu’en absence d’oxygène (par exemple les solvants chlorés totalement substitués), ce sont essentiellement les réactions de dégradation aérobie de la matière organique qui sont optimisées lors de la mise en œuvre des traitements biologiques.

Les facteurs environnementaux tels que la température, le pH, le taux d’humidité jouent aussi un rôle important pour l’activité métabolique des micro-organismes.

Les processus métaboliques des micro-organismes requièrent de l’eau. Il est connu que des faibles taux d’humidité du sol (inférieurs à 2 % en masse) limitent les vitesses de biodégradation. Inversement, des teneurs trop élevées vont influer sur la perméabilité des sols aux gaz et générer des conditions de limitation de transfert de l’oxygène, et donc de limitation du métabolisme microbien aérobie.

Le pH du milieu peut affecter l’activité microbienne. La plupart des bactéries sont capables de se développer dans un intervalle de pH allant de 5 à 9, avec un optimum se situant aux alentours de 7.

Les micro-organismes ont une température optimale de croissance de 10 oC pour les psychrophiles, de 30 oC...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - BALLERINI (D.) et al. (1998) -   Techniques de traitement par voie biologique des sols pollués.  -  ADEME Éditions.

  • (2) - CALABRESE (E.J.) et al. (1993) -   Principles and practices for petroleum contaminated soils.  -  Lewis Publish.

  • (3) - CAWLEY (W.A.) et al. (1991) -   Bioremediation - Fundamentals and effective applications.  -  Elsevier (J. Haz. Mat.).

  • (4) - FLATHMAN (P.E.) et al. (1994) -   Bioremediation - Field experience.  -  CRC Press, Inc. (Lewis Publish.).

  • (5) - FONTES LIMA (F.J.) et al. (1991) -   Industrial residuals management.  -  Pergamon Press.

  • (6) - HINCHEE (R.E.) et al. (1994) -   Applied biotechnology for site remediation.  -  Lewis Publish.

  • ...

1 Industriels

Ils sont regroupés au sein de l’UPDS (Union Professionnelle des Entreprises de Dépollution de Sites).

HAUT DE PAGE

1.1 Acteurs industriels

Antéa. https://www.anteagroup.fr/

Apinor. http://www.apinor.fr

Antipollution Techniques Entreprises S.A. (ATE).

Atos Environnement. https://atos.net/fr/

Bureau Veritas. http://www.bureauveritas.fr

Burgéap. http://www.burgeap.fr

CSD Azur. https://www.eodd.fr/presentation-eodd-ingenieurs-conseil/

EAT Environnement.

Enviro Services International. http://www.enviro.lu

ERG Études et Recherches Géotechniques S.A.

Géoclean. http://www.geoclean.com

URS, Organisation et sûreté industrielles. http://www.urscorp.com

Arcadis Gester. http://www.gester.fr

GRS Valtech. http://www.grsvaltech.fr

HPC Envirotec.

ICF Environnement. http://www.icfenvironnement.com

Ingexas-Equad.

Krebs et Cie S.A.

Ortec GSI Dépollution.

Pollution Service S.A. http://www.pollution-service.fr

Serpol. http://www.serpol.fr/

Société...

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