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RÉSUMÉ
La simulation numérique est devenue une technique largement utilisée par les ingénieurs pour concevoir, optimiser et qualifier de nombreux produits et systèmes. Bénéficiant de développements académiques industriels, la simulation ne cesse de se perfectionner. Elle intègre en outre de plus en plus fréquemment des recherches et innovations issues de l’apprentissage machine. Cet article propose un état des lieux succinct du couplage de ces deux techniques numériques et de leurs usages et applications possibles.
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Jean-François SIGRIST : Ingénieur-chercheur, journaliste scientifique - eye-π – Tours, France
INTRODUCTION
La simulation numérique s’est largement diffusée dans l’industrie dans les deux décennies passées et son usage concerne de nombreuses applications en sciences de l’ingénieur (mécanique, thermique, acoustique, hydrodynamique, etc.). Elle bénéficie d’innovations constantes issues de recherches académiques dans des domaines variés (modélisation physique, mathématiques appliquées, informatique et algorithmique, etc.) : les simulations peuvent rendre compte de phénomènes physiques de plus en plus complexes (comme des couplages multiphysiques, des comportements non linéaires, etc.) avec précision et efficacité croissantes. Les calculs contribuent à optimiser la conception de nombreux produits et à en améliorer les performances de fiabilité et de durabilité. Les simulations numériques rencontrent cependant diverses limitations qui brident dans certains cas leurs usages, en particulier en matière de robustesse, de besoins en ressources computationnelles (calcul, stockage, etc.) et de consommation d’énergie.
Aux côtés de la simulation numérique se développent des techniques d’apprentissage automatique dont les capacités prédictives deviennent très intéressantes : fondés sur la disponibilité croissante de données (issues de résultats d’essais, de mesures, de capteurs, de calculs, etc.), les algorithmes de machine learning permettent d’élaborer des modèles numériques complétant les modèles utilisés pour la simulation de la physique.
Cet article, qui s’adresse principalement à de jeunes ingénieurs et chercheurs en simulation numérique, propose un état de l’art succinct sur le couplage entre les techniques de simulation numérique et d’apprentissage machine, qui devient l’une des voies les plus intéressantes pour dépasser certaines limitations actuelles des calculs et faire évoluer la simulation numérique.
Le lecteur trouvera ces références dans la rubrique « Pour en savoir plus » associée à cet article. Une bibliographie supplémentaire et des liens vers des sites internet lui proposent des ressources utiles afin d’approfondir ses connaissances sur le sujet.
MOTS-CLÉS
intelligence artificielle simulation numérique calcul scientifique Apprentissage machine modélisation mathématique
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5. Conclusion
La quantité croissante de données caractérisant des systèmes physiques, que ces données soient issues d’essais expérimentaux, de mesures in situ ou de simulations numérique, et le développement et l’amélioration continue d’algorithmes de compression et d’exploitation de ces données, permettent d’élaborer des modèles numériques de plus en plus prédictifs du comportement de ces systèmes dans certaines configurations.
L’hybridation de la simulation numérique avec l’apprentissage machine renouvelle les pratiques du calcul scientifique et repousse certaines limitations actuelles des modélisations : de plus en plus de précision avec de moins en moins de ressources computationnelles. Il n’est sans doute pas envisageable, tout au moins à ce stade de développement des techniques d’apprentissage machine, de se passer des équations et modèles, qui synthétisent une connaissance (construire sur un phénomène, un système, etc.). Il est toutefois intéressant de comprendre qu’une nouvelle voie s’ouvre pour le calcul scientifique, et qu’elle sera sans doute porteuse de changements de pratiques dans ce domaine : les différents exemples évoqués dans cet article montrent que données et équations se complètent et sont sources d’innovations actuelles… et surtout futures .
Il subsiste des limites importantes qui brident encore les innovations et les usages de l’apprentissage machine pour la simulation de la physique, laquelle se révèle à bien des égards beaucoup plus « exigeante » que les domaines d’usages « canoniques » de l’IA – reconnaissance/génération d’images, de sons, de texte, etc. – en matière de précision, de robustesse. Trois limites principales à l’apprentissage machine pour la simulation des phénomènes physiques peuvent être relevées.
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La première concerne la fiabilité et la robustesse des modèles. Les données utilisées pour entraîner les algorithmes d’apprentissage...
Conclusion
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BIBLIOGRAPHIE
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(1) - SIGRIST (J.-F.) - Numerical Simulation, an Art of Prediction. - Volume 1: Theory. ISTE/Wiley (2020).
-
(2) - SIGRIST (J.-F.) - Numerical Simulation, an Art of Prediction. - Volume 2: Examples. ISTE/Wiley (2020).
-
(3) - DOKAINISH (M.A.), SUBBARA (K.) - A survey of direct time-integration methods in computational structural dynamics. - I. Explicit methods, Computers and Structures, 32, 1371-1386 (1989).
-
(4) - SUBBARA (K.), DOKAINISH (M.A.) - A survey of direct time-integration methods in computational structural dynamics. - II. Implicit methods, Computers and Structures, 32, 1387-1401 (1989).
-
(5) - BODIN (F.) - La convergence du calcul scientifique et de l’analyse de données - In: BOUZEGHOUB (M.) et MOSSER (R.), Les Big Data à découvert. CNRS Éditions (2017).
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CASTEM
Code_Aster
Code_Saturne
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https://fr.mathworks.com/products/matlab.html
OpenFoam
PyTorch
Scilab
SOFA
https://www.sofa-framework.org
TensorFlow
HAUT DE PAGELaboratoires, écoles d’ingénieurs, université (liste non exhaustive)
Centrale Supelec
https://www.centralesupelec.fr
École Centrale de Nantes
ENSEIRB-MATMECA
https://enseirb-matmeca.bordeaux-inp.fr/fr
ENSTA ParisTech
GENCI
INRIA
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