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Conclusion
Aciers inoxydables - Fabrication
M4543 v2 Article de référence

Conclusion
Aciers inoxydables - Fabrication

Auteur(s) : Pierre-Jean CUNAT

Date de publication : 10 juin 2026

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Présentation

1 - Élaboration

2 - Coulée

3 - Transformation à chaud

4 - Transformation à froid

5 - Traitements thermiques

  • 5.1 - Traitements thermiques des nuances martensitiques
  • 5.2 - Traitement thermique des nuances ferritiques
  • 5.3 - Traitement thermique des nuances austénitiques
  • 5.4 - Traitement thermique des nuances austéno-ferritiques
  • 5.5 - Traitement thermique des nuances à durcissement par précipitation

6 - Tôles plaquées et rechargement

7 - Moulage

8 - Conclusion

9 - Glossaire

10 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

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RÉSUMÉ

Cet article traite de la fabrication de l’acier inoxydable. Les aciers inoxydables sont produits en différentes nuances, et sous différentes formes et présentations appelées aussi « finis ». Les principales étapes du processus de fabrication comprennent :

  • une fusion des matières premières dans un four électrique à arc (FEA) ;
  • un processus d’affinage dans une enceinte fonctionnant sous un mélange gazeux (convertisseur AOD – Argon Oxygène Décarburation) ou dans une enceinte fonctionnant sous vide (Vide Oxygène Décarburation ou Affinage Sous Vide ASV) ;
  • avant la coulée, différentes opérations métallurgiques en poche peuvent être réalisées (additions de stabilisants, homogénéisation…) ;
  • une coulée en lingots (ancienne technique) ou une coulée continue pour brames ou blooms ;
  • un laminage à chaud : bobines ou barres ;
  • un laminage à froid et une finition des produits plats, ou un étirage à froid, écroutage, tréfilage et une finition des produits longs.

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Auteur(s)

INTRODUCTION

La filière de production des aciers inoxydables, quel que soit le produit final, comprend quatre étapes essentielles.

La fusion de matières premières (ferrailles, charge chrome et éventuellement nickel et molybdène) est effectuée dans un four électrique à arc, dont la capacité est de l’ordre de 150 tonnes.

La fusion est suivie d’une opération d’affinage, qui a pour but d’abaisser la teneur initiale en carbone de la masse en fusion, d’environ 2 %, à des valeurs aussi basses que 0,020 %, voire inférieures. Cette opération est le plus souvent réalisée dans un convertisseur AOD (Argon-Oxygen Decarburization) et, plus rarement, dans une enceinte sous vide, ou procédé VOD (Vacuum-Oxygen Decarburization), lorsque l’on veut atteindre des teneurs en carbone encore plus faibles.

La coulée s’effectue aujourd’hui de manière quasi exclusive à l’aide d’une machine de coulée continue. Elle permet de passer de l’état liquide à l’état solide en utilisant une lingotière sans fond, en position verticale, dans laquelle le métal en fusion se solidifie progressivement. Pour les produits plats, on utilise des machines de type courbe, avec décintrage progressif du produit, suivi de son extraction en position horizontale (brame). L’épaisseur d’une brame peut varier de 150 à 250 mm et sa largeur de 700 à 1 600 mm. Pour les produits longs, les machines sont souvent de type vertical, et opèrent sur plusieurs brins. Pour limiter l’encombrement en hauteur, des machines de type vertical-courbe ou courbe ont également été développées. La section des blooms ainsi produits va de 100 × 100 mm à 250 × 250 mm. La coulée sous forme de lingots n’est plus pratiquée que pour des nuances dont la composition chimique ou le format est incompatible avec la coulée continue.

La transformation à chaud des brames a beaucoup évolué depuis la fin des années 1980. Pour des raisons historiques, le laminage à chaud était effectué sur des trains à bandes, conçus pour les aciers au carbone, mais parfois inadaptés à la transformation des aciers inoxydables. Pour cette raison, un laminoir a été adapté au laminage à chaud des aciers inoxydables : il s’agit du laminoir Steckel. C’est un laminoir réversible à une seule cage, équipé de part et d’autre de deux bobineuses-fours. Il est généralement précédé par un laminoir quarto réversible dit dégrossisseur. Cette configuration, homogène avec les outils décrits en amont, permet de laminer pratiquement toutes les nuances d’acier inoxydable et d’atteindre une production annuelle de l’ordre du million de tonnes.

Pour être complet, il faut également citer la coulée continue de bandes minces permettant de passer directement du métal liquide à une bande à chaud de quelques millimètres d’épaisseur. Ce procédé, particulièrement séduisant puisqu’il supprime l’opération de laminage à chaud, a fait l’objet de nombreux développements dans les années 1990, mais il n’a pas permis d’atteindre le stade industriel pour les aciers inoxydables.Depuis la fin des années 1980, le laminage à chaud des produits longs est effectué sur des laminoirs combinés. Ces trains continus transforment en une seule passe (chaude) le bloom ou la billette de coulée continue en barres ou fil machine.Après traitement thermique (recuit) et décapage chimique, la bande à chaud est ensuite laminée à froid sur un laminoir multicylindres réversible Sendzimir : c’est l’outil de référence. Après cette opération, le produit doit encore subir un certain nombre d’opérations dont un recuit final. À la fin des années 1990, des lignes dites « continues intégrées » ont été mises au point. Elles permettent de passer directement du laminé à chaud (LAC) au produit final : le laminé à froid (LAF).Pour les produits longs, la principale transformation à froid est le tréfilage. Ce dernier est réalisé à partir du fil machine de 5,5 mm de diamètre après traitement thermique et décapage. Pour les autres produits bruts de laminage à chaud, les opérations suivantes sont couramment pratiquées : écroutage, dressage, étirage et rectification.Pour une étude complète du sujet, on peut se reporter aux articles [M 4 540], [M 4 541], [M 4 542] et [M 7 760].

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https://doi.org/10.51257/a-v2-m4543

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8. Conclusion

Si la production mondiale d’acier inoxydable est passée de 21 millions de tonnes en 2003 à 62 millions de tonnes en 2024, cela est certes dû à une forte demande du marché, mais aussi à des efforts de productivité. Cette amélioration de la productivité trouve son origine dans plusieurs évolutions et sauts technologiques :

  • l’affinage AOD, mis au point par Linde, filiale du groupe Union Carbide et utilisé pour la première fois en 1968 ;

  • la coulée continue, couramment utilisée pour les aciers inoxydables depuis le début des années 1980 ;

  • le laminage à froid sur une ligne continue intégrée, ayant atteint le stade industriel en 1998. Il permet de passer directement de la bande laminée à chaud à la bobine laminée à froid.

Parmi les progrès potentiels, on peut citer :

  • la coulée directe de bandes minces, qui permettrait la suppression du laminage à chaud. Dans ce domaine, et malgré des productions pilotes réussies, des améliorations majeures doivent encore être réalisées tant sur la qualité métallurgique du produit que sur son état de surface ;

  • le laminage à chaud de bandes minces dont les tolérances dimensionnelles seraient proches de celles des produits laminés à froid. Le débouché naturel de ces produits serait leur utilisation comme éléments de structure ;

  • la suppression du décapage chimique ou électrolytique et son remplacement par un décapage mécanique associant, par exemple, grenaille et eau sous haute pression.

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - DAUM (T.), STEINS (J.), FRITZ (E.), PIRKER (H.), RAMASEDER (N.) -   VAINOX, la nouvelle formule de VAI pour l’élaboration des aciers inoxydables : réalisations et perspectives.  -  La Revue de métallurgie, 10, p. 1247-1266 (1998).

  • (2) - HYYTINEN (T.), MOILANEN (S.), RESCH (H.), LEMPRADL (H.), SCHULZ (O.) -   La coulée continue à haute performance de brames en acier inoxydable chez Outokumpu Tornio.  -  La Revue de métallurgie. 10, p. 799-807 (2004).

  • (3) - SPIESS (J.), LEMPRADI (H.), STAUDINGER (G.), ZIP (P.) -   Technological challenges in stainless steel production at Outokumpu Stainless Tornio.  -  La Revue de métallurgie, 4, p. 329-335 (2005).

  • (4) - FRENYO (V.), HAGMANN (R.) -   Concepts de rénovation et technologies avancées pour le TAB.  -  La Revue de métallurgie, 10, p. 817-821 (2004).

  • (5) - MASOUNAVE (J.), BLAIN (J.), ESSADIQI (E.) -   La coulée directe des métaux. Séminaire sur les nouvelles applications de l’acier face à la concurrence de matériaux...

NORMES

  • Définition et classification des aciers (A 02-025) - NF EN 10020 - 2000

  • Système de désignation des aciers - NF EN 10027 - 2017

  • Aciers inoxydables. Partie 1 : liste des aciers inoxydables (A 35-572-1) - NF EN 10088-1 - 2005

  • Aciers inoxydables. Partie 2 : conditions techniques de livraison des tôles et bandes en acier de résistance à la corrosion pour usage général (A 35-573-2) - NF EN 10088-2 - 2005

  • Aciers inoxydables. Partie 3 : conditions techniques de livraison pour les demi-produits, barres, fils machines, fils tréfilés, profils et produits transformés à froid en acier résistant à la corrosion pour usage général (A 35-574-3) - NF EN 10088-3 - 2005

  • Aciers et alliages de nickel réfractaires (A 35-584) - NF EN 10095 - 1999

  • Détermination de la résistance à la corrosion intergranulaire des aciers inoxydables....

1 Annuaire

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1.1 Documentation – Formation – Séminaires

Team Stainless https://teamstainless.org

Team Stainles publie régulièrement les informations relatives aux aciers inoxydables et aux différentes manifestations les concernant. Ses membres sont EFR, European Ferrous Recovery & Recycling Branch, Eurofer Stainless, ICDA, International Chromium Development Association, IMOA International Molybdenum Association, INSG, International Nickel Study Group, Nickel Institute et World stainless

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1.2 Laboratoires de métallurgie – Contrôle français

6 NAPSE Testing https://6-napse.com

André Laurent http://www.andre-laurent.fr

FILAB http://www.filab.fr

Stainless France http://www.stainless.eu

UGILAB...

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