Quelques fonctions des logiciels
Métallographie optique et électronique
M91 v1 Article de référence

Quelques fonctions des logiciels
Métallographie optique et électronique

Auteur(s) : Thomas MUNCH

Date de publication : 10 déc. 2023 | Read in English

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

1 - Métallographie optique

2 - Examen des cassures

3 - Appareils de macro- et de micrographie

4 - Caméras numériques

  • 4.1 - CCD (Charge-Coupled Device)
  • 4.2 - CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor)
  • 4.3 - Mesurer la performance (standard EMVA 1288)

5 - Quelques fonctions des logiciels

6 - Conclusion

7 - Glossaire

8 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

La métallographie est un outil incontournable d’identification des microstructures métalliques qui définissent les propriétés d’utilisation.

Cet article précise les différentes techniques de métallographie optique et électronique, et leurs applications. La préparation des surfaces est décrite de façon détaillée, ainsi que les principes des microscopes optiques. Les microscopes électroniques, dont le microscope électronique à balayage (MEB) sont également détaillés. Les caméras d’acquisition optique, d’usage quasi-universel, sont décrites, ainsi que leurs principales caractéristiques. Pour finir quelques évolutions logicielles courantes sont évoquées sur la base d’exemples d’applications.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

Auteur(s)

  • Thomas MUNCH : Ingénieur ENSAIS - Agrégé en Mécanique, Saint-Louis, France

INTRODUCTION

D’une manière générale, la transformation par corroyage et par traitements thermiques des alliages métalliques détermine leurs propriétés d’emploi. La maîtrise des microstructures avant et après les traitements thermiques, thermochimiques ou thermomécaniques est indispensable à la maîtrise de leurs effets et au pilotage de leur process.

Ces traitements reposent sur deux types de données dont les méthodes de mesure les plus courantes sont :

  • l’analyse des points de transformation physico-chimique (analyses thermique, dilatométrique et magnétique) [M 90] ;

  • l’analyse des microstructures (ou topographie des constituants : forme, dispersion des phases) par microscopie optique ou électronique, et les techniques associées, détaillée dans le présent article.

La métallographie optique est la technique la plus répandue pour l’observation des microstructures. Les métaux ne transmettant pas la lumière visible pour les épaisseurs courantes, une préparation particulière est nécessaire. Celle-ci passe par le polissage, puis l’attaque chimique de la surface à observer.

L’analyse des structures est topographique, mais la micrographie, d’une manière générale, n’est pas la seule à restituer la forme des constituants de structure. Toute exploration analytique ponctuelle systématique d’une propriété physique ou mécanique peut restituer la carte des propriétés des constituants de la structure. Un exemple courant est l’analyse par microsonde à balayage, ou par microscope électronique à balayage. Dans tous les cas, il y a modulation, par une propriété particulière, du signal réfléchi ou transmis par le métal.

L’utilisation quasi-universelle d’une caméra numérique couplée à un microscope permet l’exploitation logicielle des images et, dans une certaine mesure, la caractérisation semi-automatique des microstructures. En motorisant l’axe vertical de la table d’un microscope optique, la reconstitution en 3D de microstructures est rendue possible par l’analyse d’image couplée au déplacement piloté de la table.

L’application de ces techniques débouche sur les connaissances métallographiques permettant d’optimiser le choix des matériaux, mais aussi de leurs traitements, ce qui est déterminant pour maximiser l’efficacité du triptyque produit-procédé-matériau, et, au final, l’adéquation du produit, du point de vue tant technico-économique qu’environnemental.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 92 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-m91

Lecture en cours
Présentation

Article inclus dans l'offre

"Étude et propriétés des métaux"

(200 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

5. Quelques fonctions des logiciels

5.1 Fonction d'imagerie à profondeur de champ étendue

Cette fonction, généralement appelée EFI, reconstitue une image nette à partir de l’acquisition continue d’une surface non-plane.

La figure 43 montre l’utilisation de cette fonction logicielle avec la mise au point effectuée à la surface de la pièce dans un premier temps ; la figure 44 avec la mise au point effectuée sur le fond d’une cavité présente dans la pièce. La figure 45 est l’image obtenue en utilisant la fonction EFI.

HAUT DE PAGE

5.2 Reconstitution d’image 3D

Il existe des microscopes dont l’axe Z (réglage en hauteur de la table) est motorisé. Couplé au logiciel d’analyse d’image, ce dispositif permet non seulement la mise au point automatique de la micrographie, mais surtout l’acquisition de surfaces en trois dimensions et leur reconstitution. La figure 46 illustre cette possibilité.

Le logiciel d’analyse d’image peut également calculer le profil exact de la surface selon la coupe que l’on souhaite (figure 47).

À retenir
  • Les caméras numériques sont presque toujours couplées à un ordinateur et leurs données traitées par un logiciel dédié.

  • Les possibilités de traitement et d‘analyse des micrographies et, plus généralement, des données captées par les caméras performances sont nombreuses.

  • À titre d’exemple, on retrouvera :

    • fonction d'imagerie à profondeur de champ étendue ;

    • reconstitution d’image en trois dimensions à l’aide d’une table motorisée.

HAUT DE PAGE
Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 93 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Quelques fonctions des logiciels

Article inclus dans l'offre

"Étude et propriétés des métaux"

(200 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) -   Préparation métallographique des aciers à outils hautement alliés – Application Notes.  -  STRUERS (2011).

  • (2) -   De ferri metallographia.  -  Tome III : Solidification et déformation des aciers. CECA (1967).

  • (3) - POKORNY (A.) -   Einfluss des Oberflächen- zustandes auf den Ätzeffekt.  -  Metallographie Tagungen, Leoben, oct. 1978, in Praktische Metallographie, Sonderband, Riederer Verlag, Stuttgart (1979).

  • (4) - MOULIN (G.), GARCIA (J.O.), HAUT (C.), AUCOUTURIER (M.), DADIAN (M.) -   Micro-empreintes Baumann.  -  Rev. Métallurgie, 265, p. 627 (1978).

  • (5) - WILLIAMS (H.J.), BOZORTH (R.M.), SHOCKLEY (W.) -   Étude des domaines magnétiques élémentaires par la magnétite en suspension.  -  Phys. Rev., 75, p. 155-178 (1949).

  • (6)...

NORMES

  • Produits sidérurgiques – Méthodes de détermination de la teneur en inclusions non métalliques des aciers - NF A 04-105 - 1986

  • Fils machine en acier non allié d’usage général destiné au tréfilage – Examen de surface - NF EN ISO 16120 - 2017

  • Produits sidérurgiques – Détermination de la profondeur conventionnelle de trempe après chauffage superficiel - NF EN 10328 - 2016

  • Aciers – Détermination micrographique de la grosseur de grain apparente - NF EN ISO 643 - 2020

  • Outils et pièces mécaniques – Traitements de nitruration de pièces mécaniques et outillages en acier et en fonte grise - NF A 02-052 - 2021

  • Produits sidérurgiques – Détermination de l’épaisseur totale ou conventionnelle des couches minces durcies superficielles - NF A 04-204 - 2005

  • Microstructure des fontes - NF EN ISO 945 - 2019

  • ...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 92 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Article inclus dans l'offre

"Étude et propriétés des métaux"

(200 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Ressources documentaires

Inclusions non métalliques dans l’acier

La qualité d’un alliage métallique, c’est-à-dire son aptitude à satisfaire un certain nombre de ...

Forgeage à froid de l’acier - Choix de l’acier et procédés

Le forgeage à chaud (forgeage libre ou forgeage en matrice, dit estampage) est bien connu de tous. ...

Métallurgie secondaire

Les exigences, de plus en plus sévères, des utilisateurs vis-à-vis des aciers, en ce qui concerne aussi ...

Joints de grains - Théorie et expérimentation

Cet article est consacré aux joints de grain homophages, c’est-à-dire aux interfaces entre deux cristaux ...