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Contexte, historique et positionnement du procédé
Projection de liant sur poudre métallique
BM7905 v1 Article de référence

Contexte, historique et positionnement du procédé
Projection de liant sur poudre métallique

Auteur(s) : Corentin CARRÉE, Camille COLIN, Maxime ROBERT, Corentin ROUSSELLE

Date de publication : 10 avr. 2026

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1 - Contexte, historique et positionnement du procédé

2 - Principes technologiques

3 - Matériaux et applications

4 - Verrous et perspectives

  • 4.1 - Normalisation
  • 4.2 - Qualification
  • 4.3 - Gain de productivité

5 - Conclusion

6 - Glossaire

7 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

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RÉSUMÉ

La projection de liant sur lit de poudre métallique, également appelée Metal Binder Jetting (MBJ), est un procédé de fabrication additive (FA). La mise en forme de pièces métalliques en MBJ est comparable aux technologies d’impression par jet d’encre sur papier. Il vise des cadences de production supérieures aux autres procédés de FA, associées à des niveaux de détails complexes et très fins. La pièce imprimée est frittée afin d’atteindre ses dimensions et propriétés mécaniques finales. Cet article a pour but de présenter les spécificités de l’ensemble des étapes liées à la mise en forme et la consolidation, en termes de conception, paramétrie, flux de production et post-traitements.

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Auteur(s)

  • Corentin CARRÉE : Ingénieur R&D, CETIM, France

  • Camille COLIN : Ingénieur R&D, CETIM, France

  • Maxime ROBERT : Ingénieur R&D, CETIM, France

  • Corentin ROUSSELLE : Ingénieur R&D, CETIM, France

INTRODUCTION

La norme NF EN ISO/ASTM 52900 définit la fabrication additive comme l’ensemble des procédés consistant à assembler des matériaux pour fabriquer des pièces à partir de données de modèles 3D, en général couche après couche, à l’inverse des méthodes de fabrication soustractive.

Les procédés de fabrication additive métallique peuvent être séparés en deux grandes classes définies par le mode de consolidation de la pièce imprimée :

  • procédés directs : une étape de mise en forme (ex. : fusion sur lit de poudre – PBF, dépôt de matière sous flux d’énergie concentrée – DED). Ces technologies ont généralement un niveau de maturité permettant une appréhension totale de la chaîne de valeur ;

  • procédés indirects : plusieurs étapes d’obtention ; généralement mise en forme puis consolidation (ex. : impression 3D sable + fonderie, Metal Binder Jetting/Stéréolithographie métallique/dépôt fil chargé/projection de matière + frittage). Les technologies s’appuyant sur des mélanges « métal + liant » sont encore considérées comme étant en développement. Le Metal Binder Jetting, procédé indirect le plus mature, offre de potentiels gains en qualité et productivité significatifs par rapport à ses prédécesseurs.

L’évolution des procédés de fabrication additive entraîne naturellement l’apparition de nouvelles solutions de fabrication. Celles-ci permettent de lever des verrous technologiques comme l’augmentation de la productivité, l’amélioration de la qualité des états de surface, ou encore la réduction des contraintes géométriques de fabrication, notamment celles liées aux angles limites de fabrication pour les procédés basés sur la fusion de la matière. Les nouvelles technologies de fabrication additive basées sur le frittage permettent avantageusement la mise en œuvre de nouveaux matériaux (matériaux sensibles à la fissuration à chaud, matériaux métalliques renforcés par des particules céramiques, etc.).

Cet article porte sur la technologie de projection de liant sur lit de poudre (MBJ – Metal Binder Jetting). Il dresse une image complète de la chaîne de valeur, depuis la poudre jusqu’aux post-traitements, en passant par la conception et la fabrication, nécessaires pour assurer un bon niveau de qualité.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-bm7905

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1. Contexte, historique et positionnement du procédé

1.1 Historique

La fabrication additive n’est pas une invention récente. C’est à partir de la fin des années 1980 que l’évolution des technologies, notamment informatiques, permet réellement de fabriquer des pièces complexes en 3D. La puissance et la performance des ordinateurs ainsi que des logiciels de CAO, et également l’apparition des premiers algorithmes de tranchage virtuel, vont permettre l’apparition de ce que l’on appelle le « prototypage rapide » . Cependant, la première machine de fabrication additive métallique est mise en œuvre au milieu des années 1990 sous l’impulsion de DTM, maintenant connue sous le nom de « 3DSystems ». Parfois considéré comme la « troisième révolution industrielle », la fabrication additive nécessite un changement de paradigme dans la façon de concevoir et de fabriquer.

Dans un premier temps, la fabrication additive était utilisée pour le prototypage rapide. Afin de maîtriser les coûts de production, et de veiller à la performance des produits, il fallait tester les produits sans outillage onéreux, et dans un temps beaucoup plus court que via les techniques conventionnelles. C’est là que la fabrication additive a permis la démocratisation du prototypage rapide en général.

Dans un second temps, l’arrivée de machines d’impression métallique a permis de se tourner vers le concept d’outillage rapide qui consiste à utiliser les techniques de fabrication additive pour fabriquer des outillages utilisés dans l’industrie tels que des moules, des noyaux ou encore des gabarits de montage.

À la fin des années 1990, deux solutions techniques découlant d’un brevet du MIT voient le jour :

  • fabrication de moule et noyaux en sable céramique pour la fonderie ;

  • fabrication de préformes en acier inoxydable préfrittées et infiltrées.

Au milieu des années 2000, la société nord-européenne FCubic développe les bases du futur procédé MBJ en démontrant qu’il est possible de...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - BARLIER (C.), BERNARD (A.) -   Fabrication additive. Du prototypage rapide à l’impression 3D.  -  2e édition, p. 9 (2020).

  • (2) - VERQUIN (B.), CHARRON (C.), REYNAUD (C.) -   Fabrication additive métallique – Les fondamentaux.  -  P. 43-45, ISBN 978-2-36894-160-7 (2019).

  • (3) - LI (R.), SHI (Y.), WANG (Z.), WANG (L.), LIU (J.), JIANG (W.) -   Densification behavior of gas and water atomized 316L stainless steel powder during selective laser melting.  -  Appl. Surf. Sci. 256(13), p. 4350-4356 (2010).

  • (4) - KIPPHAN (H.) -   Handbook of print media – Technologies and production methods.  -  P. 64, ISBN 978-3-54067-326-2 (2001).

  • (5) - BARTHEL (B.) -   DDMC Congress.  -  IFAM (2020).

  • (6) - PEREZ (J.D.) -   *  -  42CrMo4...

NORMES

  • Fabrication additive – Principes généraux – Fondamentaux et vocabulaire. - NF EN 52900 ISO/ASTM - 2021

  • Fabrication additive – Conception – Partie 1 : fusion laser sur lit de poudre métallique. - NF EN 52911-1 ISO/ASTM - 2019

  • Standard Specification for Metal Injection Molded (MIM) Materials. - ASTM B883-19 - 2019

  • Additive manufacturing of metallic parts. - DNV-ST-B203 - 2022

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