Analyse quantitative
Chromatographie en phase liquide - Théorie et méthodes de séparation
P1455 v2 Article de référence

Analyse quantitative
Chromatographie en phase liquide - Théorie et méthodes de séparation

Auteur(s) : Marcel CAUDE, Alain JARDY

Relu et validé le 05 févr. 2024 | Read in English

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Présentation

1 - Grandeurs fondamentales

2 - Cinétique

3 - Classification et sélection des solvants

4 - Séparation de solutés moléculaires

5 - Séparation de solutés ionisés

6 - Séparation de solutés donneur ou accepteur de doublets électroniques

7 - Choix d'une méthode de séparation

8 - Optimisation

9 - Analyse quantitative

Sommaire

Présentation

Auteur(s)

  • Marcel CAUDE : Ingénieur du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM ) - Docteur ès Sciences - Directeur de Recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS )

  • Alain JARDY : Ingénieur CNAM - Docteur ès Sciences - Maître de Conférences à l'École Supérieure de Physique et Chimie de Paris

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INTRODUCTION

La chromatographie en phase liquide (CPL) est une méthode de séparation mettant en œuvre différents modes représentés sur la figure 1 (les chromatographies d'exclusion stérique et chirale faisant l'objet d'articles séparés de ce traité).

La chromatographie en phase liquide sur colonnes est devenue un outil analytique performant utilisé dans des domaines variés allant de l'analyse de fluides biologiques à celui des produits pétroliers lourds. Ce développement est dû à la fois à une meilleure compréhension des mécanismes d'interaction - au demeurant de plus en plus diversifiés -, aux grandes efficacités obtenues avec des phases stationnaires de plus en plus fines (3 µm) et enfin aux progrès importants effectués dans le domaine de l'appareillage, en particulier pour la détection.

La CPL se présente ainsi comme une méthode de séparation complémentaire de la chromatographie en phase gazeuse (CPG) pour l'analyse de solutés peu volatils ou thermodégradables (cas de la majorité des molécules thérapeutiques). Elle se distingue de la CPG par la variété des phases stationnaires et partant des interactions mises en jeu et par une température moins élevée, ce qui accroît la force de ces interactions et augmente la sélectivité.

En revanche, la CPL est une méthode de mise en œuvre plus délicate que la CPG ; de plus, malgré les progrès récents, elle souffre encore de l'absence de détecteurs aussi sensibles et universels que la détection à ionisation de flamme de la CPG.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-p1455

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9. Analyse quantitative

L’obtention de résultats reproductibles et significatifs exige à la fois une parfaite stabilité des conditions opératoires et la représentativité de l’échantillon quant au problème de l’analyse posé.

La plupart des détecteurs (absorptiométriques, fluorimétriques, électrochimiques, etc.) utilisés en CPL sont des détecteurs différen-tiels qui mesurent la variation de grandeurs proportionnelles à la concentration du soluté dans l’effluent ; on obtient des pics dont l’aire est liée à la quantité de soluté ayant traversé le détecteur par la relation :

mi = Ki Ai

avec :

mi
 : 
masse de substance i ayant traversé le détecteur
Ai
 : 
aire du pic correspondant
Ki
 : 
facteur de proportionnalité ou coefficient de réponse

L’analyse quantitative se ramène donc à la mesure des deux grandeurs Ai et Ki.

9.1 Mesure de l'aire d'un pic

En toute rigueur, la détermination de l’aire d’un pic ne peut être effectuée, surtout si celui-ci n’est pas parfaitement symétrique, qu’à l’aide d’un intégrateur électronique.

Le fonctionnement du dispositif de comptage est mis en marche au début du pic et s’arrête en fin de celui-ci, qu’il fonctionne en détection de seuil (le compteur se met en marche dès que le signal dépasse une valeur fixée par l’opérateur), ou en détection de pente (le compteur se met en marche quand la dérivée du signal devient supérieure à une valeur fixée), ou encore les deux simultanément.

Ces intégrateurs ont une vitesse de réponse très élevée et une étendue de mesure importante ; de ce fait, il est possible d’effectuer en une seule fois les comptages des constituants élués minoritaires et majoritaires, sans utiliser de commutateur de sensibilité (à condition, toutefois, que l’on soit dans le domaine de réponse linéaire du détecteur).

La...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - ROSSET (R.), CAUDE (M.), JARDY (A.) -   Chromatographies en phases liquide et supercritique.  -  Masson, Paris, 1991.

  • (2) - BIDLINGMEYER (B.A.), WARREN Jr (F.V.) -   *  -  Anal. Chem., 56, p. 1583 A, 1984.

  • (3) - FOLEY (J.P.), DORSEY (J.G.) -   *  -  Anal. Chem., 55, p. 730, 1983 et J. Chromatogr. Sci., 22, p. 40, 1984.

  • (4) - WILKE (C.R.), CHANG (P.) -   *  -  Am. Inst. Chem. Eng. J., 1, p. 264, 1955.

  • (5) - KATZ (E.D.), SCOTT (R.P.W.) -   *  -  J. Chromatogr. 270, p. 29, 1983.

  • (6) - SASSIAT (P.R.), MOURIER (P.), CAUDE (M.H.), ROSSET (R.H.) -   *  -  Anal. Chem., 59, p. 1164, 1987.

  • (7)...

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