Normes – interchangeabilité
Mesure des températures - Influence des conditions d’utilisation sur les incertitudes
R2519 v1 Article de référence

Normes – interchangeabilité
Mesure des températures - Influence des conditions d’utilisation sur les incertitudes

Auteur(s) : Jacques ROGEZ, Jean LE COZE

Date de publication : 10 mars 2010 | Read in English

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RÉSUMÉ

Quelles sont les composantes principales de l'incertitude d’une mesure thermométrique dans un contexte donné et la part apportée par chacun des éléments séparément ? Comment évaluer l’exactitude de la mesure, fonction non seulement du capteur, mais aussi de son couplage avec le milieu étudié ? Est-ce que l’appareillage thermométrique ne réclame pas trop de maintenance et de remplacement au regard de la justesse de la mesure recherchée ? Autant de questions auxquelles tentent de répondre cet article.

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Auteur(s)

  • Jacques ROGEZ : Ingénieur de l’École Nationale Supérieure d’Électrochimie et d’Électrométallurgie de Grenoble - Docteur ès sciences - Chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) à l'IM2NP – Institut des Matériaux, de Microélectronique et des Nanosciences de Provence – Marseille

  • Jean LE COZE : Ingénieur civil des Mines - Docteur ès sciences - Professeur à l’École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Étienne

INTRODUCTION

Lorsqu'on effectue une mesure, elle est accompagnée nécessairement d'une incertitude. Il est sain de répondre à la question : quelles sont les composantes principales de l'incertitude de mesure dans un contexte donné ? C'est une fois que ces causes sont comprises qu'une amélioration, si nécessaire, peut être apportée.

Contrairement à la sensibilité, la notion d'exactitude en thermométrie ne dépend pas uniquement de l’instrument de mesure et en particulier du capteur, mais aussi et parfois essentiellement de la nature du couplage capteur-milieu étudié. Autrement dit, il ne suffit pas de mettre en place un appareil juste pour obtenir une mesure juste. Les montages thermométriques sont de natures très variées, il n'est pas possible de repérer tous les problèmes susceptibles d'être rencontrés. Dans les paragraphes qui vont suivre, on essaiera cependant d'alerter l'expérimentateur sur certaines précautions à prendre pour son installation thermométrique, qui dépendent aussi du but recherché.

Le terme de sécurité d’emploi, volontairement vague, cherche à répondre à la préoccupation suivante : est-ce que l’appareillage thermométrique ne va pas poser de trop gros problèmes de maintenance et de remplacement, alors que l’on désire uniquement éviter les mesures fortement erronées ? En regard du problème de remplacement d'un élément de la chaîne, on peut s’interroger sur l’incertitude qu'apporte chacun des éléments séparément.

Les appréciations plutôt subjectives décernées aux différents dispositifs thermométriques indiquées dans le fascicule [R 2518] sont claires en elles-mêmes, mais elles recouvrent des réalités assez différentes, plus ou moins superposées et parfois contradictoires. Un capteur est susceptible de se dérégler pour diverses causes accidentelles ou permanentes : le milieu étudié peut créer des contraintes mécaniques, pneumatiques, chimiques dans les matériaux inhomogènes, thermiques par des fuites avec le milieu extérieur, magnétiques, électromagnétiques ou encore plus simplement électriques.

Les thermomètres numériques, comme toute autre chaîne de mesure, possèdent leurs propres sources d'incertitude à chaque maillon intégré dans la chaîne. Dans le cas d'un doute, reste toujours le recours à un étalonnage global de l'instrument.

Nous avons tous tendance à vérifier d’autant moins souvent un appareil qu’il est plus complexe. Cette attitude est particulièrement dangereuse dans les études thermométriques, parce que les capteurs évoluent notablement au cours du temps. Les phénomènes de vieillissement du dispositif, liés à des pollutions externes, à des transformations internes ou même à des accidents, sont particulièrement graves pour les capteurs de température liés à des régulateurs. Ces phénomènes influent moins sur des capteurs différentiels comparant des températures voisines dans le même environnement, car leurs effets se compensent, au moins en première approximation. Dans le cas de capteurs de mesure absolue, la solution consiste en une comparaison fréquente du capteur en place avec un étalon. Des contrôles réguliers de la dérive du dispositif, fournissant des tables de correction, permettront de définir l’évolution de la justesse des mesures au cours du temps.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-r2519

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4. Normes – interchangeabilité

À la notion de « justesse », on peut rattacher les tolérances d’interchangeabilité des capteurs imposées par différentes normes françaises ou étrangères pour les systèmes thermométriques démontables, tels que résistances, couples thermoélectriques… Ces tolérances sont données sous la forme d’une erreur relative ou absolue caractérisant la précision intrinsèque du capteur neuf et donc son degré d'interchangeabilité. Les normes ISO donnent, selon le type de thermomètre, une exactitude certifiée. Par exemple, pour un thermomètre à dilatation de liquide dans le verre, l'erreur est inférieure à une division de l'échelle [R2530]. Un fil de thermocouple n'est pas nécessairement étalonné dans les mêmes conditions que celles d'utilisation… Bien entendu, les appareillages de mesure électroniques possèdent aussi leurs propres normes.

Les tolérances des constructeurs sont en général assez larges et, par un étalonnage global, on arrive à améliorer, si le besoin s'en fait sentir, les performances d’un ensemble. À travers un accord avec un constructeur, un appareil peut être sélectionné dans une série et étalonné avec plus de rigueur, en fonction de conditions d’utilisation précises et plus restreintes. Dans ce genre de démarche, il est nécessaire de bien poser le problème. C’est la raison pour laquelle les constructeurs proposent des questionnaires très détaillés. Il faut éviter les incompréhensions, voire même les polémiques, comme le montrent certaines études de tests effectuées aux États-Unis sur des thermomètres industriels à résistance de platine ou en Grande-Bretagne sur des instruments de contrôle ...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - LANDAU (L.), LIFCHITZ (E.) -   Physique statistique  -  Éd. MIR., Moscou (1967).

  • (2) - ATKINS (P.W.) -   Chaleur et désordre, le deuxième principe de la thermodynamique  -  L’univers des sciences. Bibliothèque Pour la Science (1987).

  • (3) - DE RYCKER (H.) -   Chaleur et entropie, démystification de la notion d’entropie  -  Vaillant-Cannanne SA Liège (1976).

  • (4) -   Comité International des Poids et Mesures. Comité Consultatif de Thermométrie  -  8e Session. Annexe 14. Édité par le Bureau International des Poids et Mesures (1967).

  • (5) -   Vocabulaire international de métrologie – Concepts fondamentaux et généraux et termes associés (VIM)  -  ISO/IEC Guide 99:2007.

  • (6) -   Temperature. Its measurement and control in science and industry  -  (La...

NORMES

  • Exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais. - ISO/IEC 17025 - 2005

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