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Dans le rétroviseur : le glorieux passé du béton high-tech

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

L'industrie du béton s'inspire depuis maintenant une décennie d'une méthode utilisée par les romains, dans la construction du Panthéon de Rome par exemple.

Dans le monde du béton, ce qui est vieux, voire antique, tient de nouveau le haut du pavé. Construit il y a près de 1 900 ans par les Romains, le Panthéon de Rome est le plus grand monument romain antique ayant aussi bien subi l’épreuve du temps. Sa coupole de 43 m de diamètre reste la plus grande coupole de béton non-armé jamais construite au monde. Sa résistance aux mutilations volontaires et aux nombreux tremblements de terre de la région a focalisé sur le Panthéon l’intérêt des ingénieurs du génie civil du monde entier.

Le secret de cette longévité et de cette résistance tiendrait dans l’utilisation par les ingénieurs de l’époque d’un béton très léger qui aurait pris et se serait durci de l’intérieur. Ce béton, issu d’un procédé dénommé « cure interne du béton » (maintenir au contact du béton frais une humidité favorable à l’hydratation du ciment), donne de meilleurs résultats en terme de force, de résistance aux fissures et de durabilité. « Mais cela ne fait que depuis une dizaine d’années que l’impact du béton résultant de cette « cure » se fait sentir dans les infrastructures du monde entier, tels que les tabliers de ponts, les chaussées, les parkings, les réservoirs d’eau… » comme le souligne le rapport que vient d’être publié par le NIST (National Institute of Standards and Technology), faisant passer la durée de vie d’un tablier de pont de 22 ans (pour du béton standard) et 40 ans (pour du béton high-tech), à 63 ans pour ce béton.

Les qualités de ce béton proviendraient du remplacement d’une partie du sable et des pierres grossières habituellement mélangés au ciment pour élaborer le béton traditionnel, par de légers matériaux absorbants et pré-humidifiés, dispensant leur eau plus lentement et permettant la prise lente et interne. Bien que ce procédé coute 10 à 12 % plus cher, il est rapidement amorti par sa longévité et ses frais d’entretien revus à la baisse.

 

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