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3 questions à

JNI 2019 : Un parcours vers l’innovation, le cas LUDOCARE

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

Nous avons posé 3 questions à Mme Élodie Loisel, co-fondatrice de LUDOCARE, pour en savoir plus sur le parcours d'une femme ingénieure, sur son envie d'innover ainsi que sur l’entreprise LUDOCARE et son robot JOE.

Dans le cadre des JNI 2019, Techniques de l’Ingénieur a réalisé des interviews avec plusieurs des participants au Colloque National organisé au CNAM par l’IESF. Voici la deuxième interview avec Élodie Loisel, co-fondatrice et responsable R&D de LUDOCARE.

Quel a été votre parcours et comment l’idée de créer une entreprise vous est venue ?

Je suis ingénieure généraliste, diplômée de l’INPG. J’ai poursuivi avec un doctorat en biotechnologie et ensuite, j’ai travaillé sept ans dans l’industrie chez bioMérieux. Au cours de mes dernières années chez bioMérieux, j’allais chercher l’innovation à l’extérieur de l’entreprise, étant donné qu’une grosse structure ne peut pas être aussi agile qu’une petite startup. J’étais donc mentor de startups lors d’événements comme BigBooster. Lors d’un startup weekend, j’ai rencontré mon futur associé qui est venu avec la problématique de l’observance et nous avons gagné ce startup weekend. Cela a été l’opportunité pour moi de me lancer dans l’entrepreneuriat.

A quoi sert LUDOCARE ?

L’objectif de LUDOCARE est d’apporter des solutions concrètes, ludiques et adaptées aux besoins des patients atteints de maladies chroniques.

Comment fonctionne votre robot JOE ?

La solution JOE pour l’asthme, ou LEO pour la mucoviscidose, c’est le premier petit robot connecté qui accompagne les enfants de 3 à 11 ans dans la prise de leurs traitements quotidiens. Nous allons retrouver une dalle tactile, du son, du wifi pour la partie hardware de la solution. JOE est connecté par wifi à un back-office. C’est ici qu’on va retrouver les sciences de l’ingénieur, du type développement logiciel mais aussi traitement des données médicales et statistiques où nous allons avoir toutes les bases de données médicales. Donc, tous les médicaments, connexions aux bases de données de l’assurance maladie. Puis les bases de données ludiques avec tous les algorithmes prédictifs. Nous travaillons avec un laboratoire du secteur de l’intelligence artificielle sur le campus de la Doua pour cette partie-là. C’est quelque chose qui va être évolutif, apprenant, personnalisable pour l’enfant. Enfin, la dernière partie de la solution, c’est l’application parent, qui elle fait appel à tout ce qui est UX design pour avoir une interface très simple sur leur smartphone pour configurer le robot.

Quels sont les projets pour LUDOCARE ?

Au moment où je viens sur Paris pour le colloque des JNI, nous serons en plein crowdfunding pour financer la production du robot en vue d’un lancement en septembre et en BtoC. Tout le monde peut contribuer, en participant au financement d’un robot pour un enfant malade, grâce au pack « PARRAIN » qui a été créé grâce aux associations Vaincre La Mucoviscidose et Asthme et Allergies. C’est la grosse échéance. Par la suite, notre ambition est vraiment de pouvoir adresser toutes les maladies chroniques et plus seulement l’asthme et la mucoviscidose.

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