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Le coup d'après

Industrial Acceleration Act, Parcoursup, missions Artemis… les infos à venir

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

La rédaction vous propose un rapide tour d'horizon sur les informations qui feront l'actualité industrielle dans les jours et les semaines à venir.

Industrial Accelerator Act, rendez-vous le 28 janvier

L’Industrial Acceleration Act est l’un des textes structurants du Clean Industrial Deal, porté par la Commission européenne pour accélérer la réindustrialisation bas carbone du continent. L’objectif est clair : réduire les délais d’autorisation, sécuriser les investissements et permettre un passage plus rapide de la recherche à l’usine, notamment dans l’hydrogène, les batteries ou les matériaux critiques.

Après une consultation publique menée jusqu’au 8 juillet 2025, la publication officielle du texte est désormais attendue le 28 janvier 2026. Elle marquera l’entrée du projet dans sa phase législative.

S’ouvriront ensuite, au premier semestre 2026, les négociations entre le Parlement européen et le Conseil, avec des arbitrages sensibles sur les aides d’État, la préférence européenne et les filières prioritaires. En parallèle, la Commission souhaite avancer sur des outils financiers dédiés, comme une Industrial Decarbonisation Bank, attendue au deuxième trimestre 2026.

Enfin, d’ici fin 2026, des révisions des règles de marchés publics pourraient intégrer des critères de contenu européen et d’empreinte carbone. L’enjeu est majeur : sans décisions rapides et coordonnées, l’Industrial Acceleration Act risque de rester une ambition politique, alors même que le temps industriel, lui, ne ralentit pas.

Mission Artemis II : Rendez-vous dès le mois de février ?

La mission Artemis II constitue une étape clé du programme lunaire de la NASA : elle doit être le premier vol habité autour de la Lune depuis 1972, après plus de cinquante ans d’interruption. Prévue pour un lancement en 2025, elle enverra quatre astronautes à bord du vaisseau Orion afin de tester, en conditions réelles, les systèmes de navigation, de communication et de survie en espace lointain.

L’enjeu immédiat est majeur : valider la capacité des États-Unis à transporter des équipages au-delà de l’orbite terrestre, après le succès du vol non habité Artemis I en 2022. Artemis II doit notamment éprouver les manœuvres critiques autour de la Lune et le retour à grande vitesse vers la Terre, un passage déterminant pour la sécurité des missions suivantes.

À plus long terme, cette mission conditionne directement Artemis III, qui vise un retour d’astronautes sur la surface lunaire, désormais envisagé au plus tôt vers 2026-2027. L’objectif est d’installer une présence durable au pôle Sud de la Lune, de tester des technologies clés et de préparer les futures missions habitées vers Mars. Artemis II est donc à la fois un test technique, un signal politique fort et une étape indispensable dans la stratégie spatiale à long terme des États-Unis.

Ouverture de Parcoursup : c’est maintenant !

Les étudiants peuvent, à partir du 19 janvier, débuter la formulation de leurs vœux via la plateforme Parcoursup. Ils auront jusqu’au 12 mars pour formuler leurs choix. Les formations industrielles mettent de plus en plus l’accent sur

  • le numérique, l’automatisation et l’intelligence artificielle ;
  • les enjeux énergétiques et climatiques ;
  • la recherche appliquée et l’innovation ;
  • le travail sur des systèmes complexes mêlant sciences, technique et organisation.

S’orienter vers l’industrie, c’est aussi accepter le temps long des projets : entre la recherche en laboratoire, le développement industriel et la mise en production, les résultats se construisent progressivement. En contrepartie, ces métiers permettent d’agir concrètement sur des sujets clés : énergie, transports, santé, matériaux ou souveraineté technologique.

Pour s’informer de manière fiable avant de faire ses choix, voici plusieurs liens utiles pour nos futurs ingénieurs.

Entrée en vigueur du traité mondial sur la haute mer : Et après ?

L’entrée en vigueur du traité mondial sur la haute mer le 17 janvier marque un tournant historique pour la protection des océans, en encadrant pour la première fois les activités humaines dans les zones situées au-delà des juridictions nationales. Salué par Emmanuel Macron comme une « victoire immense », ce traité, négocié sous l’égide de l’Organisation des Nations unies, vise à enrayer l’effondrement de la biodiversité marine sur près de 50 % de la surface de la planète.

L’enjeu immédiat est la mise en œuvre concrète : le texte permet désormais de créer des aires marines protégées en haute mer, de mieux encadrer la pêche industrielle, le transport maritime et les projets d’exploitation des ressources génétiques marines. Il impose aussi des études d’impact environnemental pour les activités susceptibles de dégrader les écosystèmes océaniques.

Les prochaines étapes seront décisives. Dans les mois à venir, les États devront définir la gouvernance du traité, les mécanismes de contrôle et les modalités de financement, lors des premières conférences des parties. À moyen terme, l’enjeu sera de traduire ce cadre juridique en actions effectives, afin de tenir l’objectif international de protéger 30 % des océans d’ici 2030, et de faire de ce traité un véritable outil opérationnel, et non un simple symbole diplomatique.

Avion à Hydrogène : retour vers le futur

L’avion à hydrogène, longtemps présenté comme une rupture technologique attendue vers 2035, apparaît aujourd’hui comme une perspective très lointaine. Dans un entretien relayé par BFM Business, le patron de Safran estime qu’un tel avion ne verra probablement pas le jour avant 2100, évoquant des obstacles techniques majeurs et des coûts jugés « délirants ».

Le principal frein reste le stockage de l’hydrogène liquide, qui impose des réservoirs volumineux et cryogéniques, incompatibles avec les avions commerciaux actuels, comme l’expliquent aussi des analyses reprises par Public Sénat.

À cela s’ajoute l’absence d’un écosystème industriel complet, de la production d’hydrogène bas carbone aux infrastructures aéroportuaires, ce qui renchérit fortement les coûts.

Ces déclarations contrastent avec les ambitions affichées par Airbus, qui continue de travailler sur des concepts d’avions à hydrogène pour les décennies à venir.

Dans l’immédiat, l’industrie aéronautique privilégie donc des solutions jugées plus réalistes à court et moyen terme, comme les carburants d’aviation durables et l’amélioration de l’efficacité des moteurs, reléguant l’avion à hydrogène au rang de mirage technologique… pour l’instant.

Pour aller plus loin

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