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L’INRIA réorganise ses dispositifs de transfert de technologies

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Impliquée depuis sa création dans le transfert de technologies innovantes vers le monde économique et la société, l'INRIA a décidé de réorganiser cette activité. Explication de son nouveau dispositif.

Impliquée depuis sa création dans le transfert de technologies innovantes vers le monde économique et la société, l’INRIA a décidé de réorganiser cette activité.  » Notre objectif est de diversifier le plus possible les opportunités de partenariats et d’accompagner dans la durée ce transfert, explique Michel Cosnard, Président-Directeur-Général de l’INRIA. Il s’agit également de mieux structurer nos actions. De moins s’investir dans des réponses ponctuelles à un problème par exemple, mais de privilégier les partenariats stratégiques avec les industriels afin de les accompagner dans leur développement. Dans ce même esprit, nous voulons également mieux adresser les PME et leurs besoins en ressources technologiques. « Résultat, depuis environ un an, l’INRIA s’est appliqué à revisiter son dispositif de transfert, qui, insiste Bruno Sportisse, directeur du transfert et de l’innovation au sein de l’institut de recherche, reste un  » processus de transformation d’un objet de recherche en un objet ayant une valeur économique pour la société.  » Celui-ci se structure désormais autour de trois axes.

Privilégier les partenariats stratégiques
Le premier consiste à recentrer la recherche partenariale avec les grandes entreprises autour de quelques accords stratégiques structurants. Ce qui implique la mise en place d’une relation pérenne puisque les deux partenaires s’engagent sur une feuille de route de plusieurs années, mais aussi un pilotage conjoint des programmes de recherche industrielle et la mobilisation de plusieurs équipes au sein de l’INRIA. Ce type de relation peut également aboutir, comme dans le cas du partenariat avec Alcatel-Lucent sur l’Internet du futur, à la création d’un laboratoire virtuel commun et à des actions stratégiques communes.Un engagement très structurant pour l’institut puisque ce faisant, il le conduit à privilégier certaines thématiques de recherche qu’il juge porteuses ou stratégiques, à coordonner ses efforts en interne pour y répondre et à se positionner sur ces domaines pour les quelques années à venir. Dans cette perspective, quatre grandes thématiques ont été identifiées :
  • l’Internet du futur sur laquelle il collabore avec Alcatel-Lucent Bell Labs, Thomson et France-Télécom/Orange Labs ;
  • le calcul intensif sur laquelle il poursuit son partenariat avec EDF R&D ;
  • Les systèmes embarqués avec STMicroelectronics ;
  • et l’édition de logiciels.
Mieux accompagner la croissance des entreprises créées
Située à l’autre bout de la chaîne de l’innovation, la création d’entreprises reste un axe très fort du dispositif de transfert technologique de l’INRIA. Son bilan dans ce domaine est d’ailleurs assez éloquent. L’institut de recherche a en effet participé, au cours des 20 dernières années, à la création d’une centaine de spin-off via sa filiale INRIA-Transfert et I-Source Gestion, un fonds de capital investissement spécialisé dans le financement de l’amorçage d’entreprises innovantes dans les STIC. Mais cela ne suffit plus. « Nous devons renouveler ce dispositif, commente Bruno Sportisse, pour faire en sorte qu’INRIA-Transfert, qui devient IT-Translation, accompagne davantage la croissance de l’entreprise innovante qui vient d’être créée. » Comment ? Grâce à deux leviers :
  • Le premier consiste à apporter des moyens financiers à l’entreprise dès son démarrage, c’est-à-dire en phase de pré-amorçage, grâce à un nouveau fonds baptisé IT2i qui sera doté d’un budget d’environ 10 millions d’euros. Objectif : donner toutes les chances à ces sociétés de se développer, de parfaire leur technologie, d’aller au bout de leurs ambitions stratégiques au lieu d’être à la recherche, en permanence, de nouveaux clients ou de nouveaux investisseurs qui finissent par mettre en minorité les fondateurs dans le capital de leur entreprise.
  • Le second vise à soutenir les fondateurs de ces entreprises dans leur processus de création en leur proposant l’aide de personnes plus aguerries à la gestion d’un entreprise. Objectif : favoriser le développement d’une culture managériale et marketing.
Optimiser le transfert vers les PME
Enfin, dernier axe et non des moindres, l’INRIA s’est fixé comme objectif d’optimiser et d’amplifier le transfert de technologies vers les PME innovantes. Pour y parvenir, l’institut a multiplié les initiatives. Tout d’abord, il s’est attaché à identifier les secteurs sur lesquels émergeaient de fortes demandes en matière de technologies logiciels afin de rendre ses thématiques de recherche plus lisibles. 5 grands marchés ont ainsi été retenus : l’édition logicielle et les logiciels embarqués ; les télécoms, les réseaux et le multimédia ; l’aéronautique, l’espace et la défense ; le développement durable, l’énergie et les transports terrestres ; la santé et les biotechnologies.Il s’emploie également à développer les occasions de rencontre entre le tissu industriel d’une région, les acteurs locaux de l’innovation comme les pôles de compétitivité et le centre de recherche INRIA de cette même zone géographique. Premier exemple de ces synergies à voir le jour : le plateau INRIA de Lille qui a été inauguré en février 2010 et qui devrait être le premier d’une longue série.Dans cette même perspective, l’INRIA lancé fin 2009, un autre outil d’animation et d’identification des PME innovantes : le Club des PME partenaires de l’INRIA.Autre dispositif : le lancement d’un programme de pré-amorçage à destination des PME qui s’engagent, sur le long terme (3 à 4 ans), dans un travail de recherche avec les équipes de l’INRIA, sur un projet dont la finalité est de favoriser la croissance de l’entreprise. Ce sont ces petits laboratoires, baptisés I-Lab, qui sont dotés de moyens financiers et humains, dont un ingénieur qui est chargé de mener à bien ce projet. A ce jour, 3 I-Labs ont été lancés dont un avec la PME Idées 3 com, spécialisé dans la création de galerie marchande virtuelle.  » L’objectif de ce programme n’est pas de limiter ses moyens à ceux alloués par l’INRIA, précise Michel Cosnard. Mais bien au contraire de les élargir en y associant les régions qui sont très intéressées par ce dispositif.  » A-L B

Posté le par La rédaction


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