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Un film alimentaire concilie performances et environnement

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Outre ses propriétés barrière contre l’humidité et l’oxygène supérieures à celles du marché et une faible température de scellage, le film d’emballage alimentaire Torayfan présente 2 particularités qui entraînent une réduction significative des coûts et de l’empreinte carbone de l’ensemble des acteurs impliqués.

Inaugurée  début mai, la nouvelle ligne de production de groupe Toray, implantée à Saint-Maurice de Beysnost (Ain), est dédié à la fabrication de films polypropylènes bi-orientés (BOPP) pour l’emballage alimentaire. Le film Torayfan constituera le produit phare de cette unité d’une capacité de 20.000 t/an. En effet, il présente des propriétés barrières record et répond à des critères exigeants de performance environnementale. Le Torayfan a une incidence sur la qualité des produits conditionnés. Il permet en effet de conserver la fraîcheur des aliments plus longtemps avec à la clé, un allongement de leur durée de conservation grâce à une barrière à l’humidité inférieure à 0,15 gr/m2/j contre 0,6 gr/m2/j pour un film traditionnel et une barrière à l’oxygène inférieure à 15 CC/m2/j contre 60 CC/m2/j pour un film traditionnel. Ces performances permettent de mieux isoler les aliments des contaminants extérieurs et de la lumière. De plus, avec une température de scellage abaissée à 85°C au lieu, habituellement, de  105°C, et  une efficacité d’environ 5N/25mm, il offre des performances de scellage améliorées, ce qui permet d’accélérer le processus d’emballage. Alors que les standards du marché se situent en moyenne autour de 20 microns d’épaisseur, Torayfan est proposé avec des épaisseurs de 12.5, 15 ou 17.5µm. C’est au niveau de ce paramètre que l’aspect environnement entre en ligne de compte. En effet, un film de polypropylène bi-orienté (BOPP) de 15 µm permet de réduire de près d’un quart le poids d’un mètre carré d’emballage. Autre innovation, ce film de nouvelle génération est conditionné en bobines de 1.000 mm alors que, là encore, les standards du marché ne dépassent pas 800 mm. Avec pour résultat 23.000 mètres linéaires supplémentaires par bobine.Les conséquences de ces deux évolutions sont directes sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement provoquant cumulativement, pour l’ensemble des acteurs impliqués, une réduction significative des coûts et de leur empreinte carbone, sans sacrifier les performances du produit.Ainsi, chez Toray Films Europe, pour une production annuelle de 25 millions de mètres carrés, les approvisionnements amont en polypropylène et matières premières diverses seront réduits de 237 t, soit 23 %. Pour les transformateurs, l’épaisseur de Torayfan et son conditionnement en bobines de 1.000 mm auront une incidence directe sur la production, le nombre de bobines diminuant de 852 unités. Les changements de bobines sur la ligne pourront alors être effectués à une fréquence moins soutenue, les opérations de raccords et les déchets induits par ces manipulations s’en trouvant ainsi diminués. Enfin, au niveau du client final, le nombre de bobines de complexe livrées (600 m linéaires) diminuera sensiblement.Enfin, les caractéristiques du film Torayfan auront aussi des conséquences sur le poste transport tout au long de la chaîne : -10 % pour l’approvisionnement de Toray en matières premières et -12 % pour les livraisons au transformateur (soit une réduction des émissions de CO2 d’environ 17 t pour une rotation moyenne des camions de 1.500 km), sans compter  -40 % pour la livraison du complexe chez l’utilisateur final.Par Marc Chabreuil

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