SpaceX va publier son dossier d’introduction en Bourse auprès du régulateur américain des marchés, la SEC, la semaine prochaine, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier.
La société aérospatiale avait déjà déposé un premier document, début avril, mais de façon confidentielle, une première étape classique dans le processus qui mène à la cotation.
La seconde version devrait révéler au grand public, pour la première fois, une partie des comptes de l’entreprise et des éléments sur son activité.
Selon plusieurs médias, le groupe vise une entrée à la Bourse électronique Nasdaq en juin, avec une valorisation d’environ 1.750 milliards de dollars, et ambitionne de lever jusqu’à 80 milliards de dollars.
Les observateurs s’attendent à ce que cette « IPO » (entrée en Bourse) pulvérise le record établi sur le marché américain en 2014 par le Chinois Alibaba, qui avait récolté 21,7 milliards de dollars.
Au niveau mondial, la plus haute marque appartient, pour l’instant, au groupe pétrolier Saudi Aramco, avec 25,6 milliards de dollars en 2019 à la Bourse de Jeddah en Arabie saoudite.
Engagé dans des projets spatiaux, en particulier sa nouvelle fusée Starship, mais aussi le développement du réseau internet par satellite Starlink, l’usine géante de puces électroniques Terafab ou des modèles avancés d’intelligence artificielle (IA), SpaceX a d’immenses besoins d’argent frais.
Car le groupe intègre désormais, outre ses activités aérospatiales, la start-up d’intelligence artificielle xAI et le réseau social X, anciennement Twitter, un ensemble dont certains analystes questionnent l’homogénéité.
SpaceX travaille aussi au développement de centres de données dans l’espace, sur le principe d’une constellation de satellites en orbite basse.
Fondée en 2002 par Elon Musk, qui en est encore le patron et le principal actionnaire, SpaceX s’est imposé comme un acteur incontournable de l’industrie aérospatiale, avec ses fusées Falcon 9, qui ont déjà effectué des centaines de vols.
Outre des satellites, SpaceX a déjà emmené dans l’espace plusieurs équipages d’astronautes à destination de la Station spatiale internationale (ISS), grâce à sa capsule Crew Dragon.
Il a aussi mis en orbite sa constellation de satellites Starlink, désormais principale source de revenus du groupe grâce à la vente de son service de connexion à internet.
tu-elm/ph
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