La défaillance affectant un logiciel de navigation de certains Boeing 737 MAX, révélée il y a près d’une semaine, ne présente pas de problème de sécurité, a assuré vendredi le régulateur américain de l’aviation civile (FAA).
« A l’issue d’un examen approfondi, les experts en sécurité de la FAA ont déterminé vendredi que le problème de logiciel de certains Boeing 737 MAX ne constituait pas un problème de sécurité », a fait savoir le régulateur à l’issue d’une réunion du Comité d’examen d’actions correctives (CARB).
Ce comité, composé d’experts de la FAA, avait vocation à déterminer si les mesures correctives proposées par Boeing étaient satisfaisantes et, dans le cas contraire, à définir les ajustements nécessaires.
Selon la FAA, il a abouti à ce constat « car les pilotes conservent le contrôle total de l’appareil et les indications fournies à l’équipage sont claires et sans ambiguïté ».
Elle a précisé que si de nouvelles informations devaient apparaître à ce sujet, elle prendrait « les mesures appropriées ».
Le constructeur s’est aussi engagé à envoyer un bulletin aux compagnies aériennes pour expliquer comment repérer cet éventuel problème et comment agir s’il devait se présenter.
Boeing avait expliqué lundi avoir prévenu en août « tous les opérateurs de 737 d’un problème de logiciel, faisant que les pilotes n’auraient pas accès au guidage du pilotage automatique dans un scénario d’atterrissage spécifique ».
Selon lui, ce bug informatique – introduit par une mise à jour du logiciel – peut se produire lorsque les pilotes revoient, après une approche avortée, leur plan de vol préprogrammé.
A l’issue de la réunion de vendredi, Boeing a indiqué à l’AFP qu’il continuerait « de suivre les directives de la FAA tandis que (ses) ingénieurs travaillent à la prochaine mise à jour du logiciel ».
Il a ajouté qu’il travaillait aussi directement avec les compagnies aériennes concernées pour formaliser une procédure permettant aux pilotes de réengager le système de navigation automatique s’ils étaient confrontés au problème.
En revanche, ni la FAA ni Boeing n’ont indiqué si la procédure de certification du 737 MAX 10 était de fait dégelée.
L’administrateur de la FAA, Bryan Bedford, avait fait savoir lundi que le régulateur allait « retarder le 10 jusqu’à ce que nous soyons satisfaits qu’il n’y a pas de problème » sur ce logiciel conçu par GE Aerospace.
Kelly Ortberg, patron de Boeing, l’attendait mi-septembre pour « très bientôt ».
C’est la dernière des quatre versions du 737 MAX à n’avoir pas reçu son autorisation d’entrer en exploitation. Présentée en juin 2021, ses livraisons devaient initialement commencer deux ans plus tard et étaient anticipées pour 2027 avant ce rebondissement informatique.
elm/tu/ph
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