Les fortes chaleurs du début de semaine ont entraîné en France un pic inédit, « rarement, voire jamais observé » à l’occasion d’un épisode de canicule, de recours aux soins d’urgence, pour des personnes de tout âge dont des jeunes « de 15 à 44 ans », annonce mercredi l’agence sanitaire nationale.
Le nombre de passages aux urgences, notamment pour des coups de chaleur, a été multiplié par trois et celui des consultations SOS médecins par quatre en France hexagonale entre le 21, jour de la Fête de la Musique, et le 22 juin, comparé à la veille, précise ce bilan hebdomadaire publié par Santé publique France.
Et sur la seule journée du 22 juin, « plus de 650 passages aux urgences et 390 consultations SOS médecins » ont été enregistrées sur le territoire, selon ces premières données.
« C’est un pic rarement, voire jamais observé de recours aux soins d’urgence » lors d’une période de fortes chaleurs, qui touche « toutes les classes d’âge, en particulier des populations jeunes », souligne auprès de l’AFP Guillaume Boulanger, responsable d’unité à la Direction santé environnement travail de SpF.
En parallèle le nombre d’hospitalisations après un passage aux urgences a augmenté à partir du 18 juin, pour atteindre « entre 160 et 220 hospitalisations quotidiennes », concernant dans six cas sur dix, des personnes âgées de 75 ans et plus, parmi les plus vulnérables aux chaleurs intenses.
Entre le 18 et le 21 juin, entre 300 et 450 passages quotidiens aux urgences pour des hyperthermies, déshydratations et hyponatrémies (manque de sodium), et entre 80 et 160 consultations SOS médecins quotidiennes, ont été enregistrés par le dispositif de surveillance de l’agence sanitaire.
Ces chiffres reposent sur « la quasi-totalité des passages aux urgences des centres d’urgence en France et la quasi-totalité des consultations SOS médecins », rapportés quotidiennement, précise Robin Lagarrigue, chargé d’études scientifiques à SpF.
« Ces impacts sur les recours aux soins d’urgence, dans les premiers jours d’un épisode de canicule qui s’annonce très intense, illustrent la gravité et la rapidité des effets de l’exposition à la chaleur sur la santé de la population, pour toutes les classes d’âge », soulignent les scientifiques de l’agence sanitaire nationale.
Ils soulignent « l’importance de mettre en place des mesures de prévention et d’adaptation pour l’ensemble de la population, sur la base des prévisions météorologiques, sans attendre d’observer des impacts », dit SpF.
L’intensité de l’épisode de fortes chaleurs actuel, qui doit se poursuivre encore plusieurs jours, « pourrait être comparable aux épisodes de canicules historiques de juillet 2019 et août 2003 », souligne l’agence.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !