Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire a annoncé mardi un plan d’adaptation au changement climatique de 400 millions d’euros, qui promet d' »accélérer massivement » la rénovation du bâti scolaire de la capitale, particulièrement éprouvé par les canicules de l’été.
La Ville prévoit aussi la création dès l’été prochain de 100 voiles d’ombrage dans les rues les plus exposées, espérant « 10 à 15 degrés de ressenti en moins », et d’avancer l’ouverture de la baignade dans la Seine et les canaux dès le mois de juin 2027, a précisé Emmanuel Grégoire lors d’une conférence de presse.
Alors que des travaux d’urgence ont été engagés cet été dans une centaine des 620 écoles parisiennes, la mairie prévoit d’installer dès 2027 une salle rafraîchie dans « 100% des écoles, crèches et collèges », d’équiper plus de 360 établissements de protections solaires et 130 de brasseurs d’air, ainsi que 245 « cours oasis » et 70 cours ombragées ou brumisées.
Les climatiseurs mobiles déployés en urgence durant l’été, d’une « qualité inégale » a admis l’édile, seront remplacés progressivement par des dispositifs de refroidissement qui « limitent les rejets de chaleur ». En privilégiant le raccordement au réseau de froid « Fraîcheur de Paris », qui rafraîchi des bâtiments comme Le Louvre ou le Forum des Halles avec l’eau de la Seine, ou en utilisant la géothermie.
« Nous visons le raccordement au réseau de 300 équipements à l’horizon 2042 », a détaillé M. Grégoire, à l’occasion de la visite d’une des seules écoles de la capitale à avoir été raccordée récemment.
La Ville a commencé par ailleurs un travail de sélection des écoles à rénover, qui tient compte de la baisse de la démographie scolaire et de l’époque de construction.
« Le tissu scolaire datant de la fin du XIXe-début XXe siècle a de bonnes caractéristiques, mais certaines écoles construites à partir des années 1970 nous semblent disqualifiées d’emblée », a expliqué M. Grégoire, anticipant que certains établissements devront fermer.
Le coût global de l’investissement est estimé à environ 400 millions d’euros sur l’ensemble de la mandature.
« 400 millions, c’est un début, pas un plafond », a réagi auprès de l’AFP l’écologiste d’opposition Emile Meunier, qui chiffre le coût de la rénovation thermique complète des écoles à 2,52 milliards d’euros.
Le groupe qu’il co-préside avec Sophia Chikirou (LFI) au Conseil de Paris a déposé un recours devant le tribunal administratif pour forcer la Ville à produire une programmation pluriannuelle.
« Alors que l’exécutif parisien justifie ses plus de 10 milliards d’euros de dettes en faveur de l’adaptation climatique, force est de constater que le compte n’y est pas », a estimé de son côté Grégory Canal, co-président du groupe de droite Paris Liberté.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !