L’intelligence artificielle alimente un rebond des investissements dans l’innovation, les dépenses de recherche et développement des entreprises atteignant des niveaux records, a déclaré mardi l’ONU.
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle de l’ONU a indiqué que davantage d’argent était dirigé vers le capital-risque, alors même que le nombre de transactions de capital-risque diminuait et se concentrait de plus en plus sur les entreprises d’IA.
L’OMPI, l’agence onusienne des brevets et de l’innovation, fait valoir que l’IA raccourcit les parcours de découverte et alimente une grande partie de la croissance économique mondiale.
« L’IA n’est pas seulement une technologie de rupture : elle va changer notre façon d’innover et de créer », a souligné le directeur de l’OMPI, Daren Tang, aux journalistes.
« Une nouvelle génération de start-up de science fondamentale transforme les avancées scientifiques en produits et en secteurs d’activité entièrement nouveaux dans des domaines tels que les sciences de la vie, l’espace, la robotique et les énergies propres », a-t-il ajouté.
La recherche et développement mondiale devrait atteindre 3.400 milliards de dollars cette année, en progressant plus vite que la croissance du PIB, tandis que la R&D des entreprises a atteint un niveau record de 1.500 milliards de dollars en 2025, en hausse de 5,8 %, a précisé l’OMPI.
« L’IA pourrait inverser ce ralentissement de la productivité que nous observons depuis 15 à 20 ans dans les économies à revenu élevé », a estimé Sacha Wunsch-Vincent, co-rédacteur de l’Indice mondial de l’innovation annuel de l’OMPI.
M. Tang a dit espérer que l’IA soit « une marée montante qui soulève tous les bateaux, car (…) un écosystème d’innovation sain doit pouvoir être solide dans le plus grand nombre possible de domaines technologiques ».
Pour la seizième année consécutive, la Suisse arrive en tête de l’Indice mondial de l’innovation qui évalue les performances innovantes de près de 140 pays dans le monde.
La Suède et les États-Unis conservent les deuxième et troisième places pour la quatrième année de suite, suivis par la Corée du Sud et Singapour. La France demeure, elle, à la 13e place.
La Chine est pour sa part passée de la 35e place en 2013 à la 10e position, tandis que l’Inde est passée de la 66e à la 38e place, montre le rapport, qui souligne également les fortes progressions de pays comme le Vietnam, la Turquie et les Philippines.
Les cinq principaux pôles d’innovation restent inchangés en 2026, menés par Shenzhen-Hong Kong-Guangzhou, suivis de Tokyo-Yokohama, San Jose-San Francisco, Pékin et Séoul.
Osaka-Kobe-Kyoto et Paris ont dépassé Los Angeles, qui recule de deux places pour se retrouver 12e, alors que Lyon a enregistré une des chutes les plus significatives, de la 90e à la 95e place.
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