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Crise de la chimie: l’Allemand Evonik va réduire de 10% ses effectifs d’ici 2029

Posté le par AFP

Le groupe chimique allemand Evonik a annoncé jeudi réduire ses effectifs d’environ 10% dans le monde d’ici fin 2029, principalement en Allemagne, conséquence de la crise qui frappe le secteur en Europe.

Au total, 3.200 postes seront supprimés, dont 2.150 en Allemagne, de 2027 à fin 2029, indique le groupe d’Essen dans un communiqué.

Ce plan social d’ampleur s’ajoute à celui en cours depuis 2023, qui prévoit la suppression d’environ 2.800 emplois d’ici la fin de l’année.

« La situation politique mondiale reste incertaine et la croissance économique demeure durablement faible. Dans le même temps, la concurrence internationale s’intensifie de plus en plus », justifie le président du directoire d’Evonik, Christian Kullmann, dans le communiqué.

A la Bourse de Francfort, l’action Evonik cédait 3,61% à 14H05 GMT dans un indice des valeurs moyennes MDax en recul de 1,10%.

Avec ces économies, Evonik vise « un potentiel considérable » grâce « à des gains d’efficacité, à la numérisation et à l’externalisation ».

Ces suppressions d’emplois seront faites « dans des conditions socialement acceptables », promet le chimiste.

C’est un point « positif », a indiqué à l’AFP le syndicat du secteur IGBCE, pour qui ces programmes d’économies ne créent néanmoins pas « de perspectives d’avenir durables ».

Le groupe, qui employait 31.000 employés en 2025, réfléchit aussi à délocaliser certaines activités, est-il précisé dans le communiqué d’Evonik.

Dans sa division de solutions chimiques sur mesure, Evonik va mettre fin à son activité de polyester en 2027, qui concerne les sites de Witten et Marl, dans l’ouest en Allemagne, et à Shanghaï, en Chine.

Cette activité représentait environ 1% du chiffre d’affaires en 2025, ressorti à 14,1 milliards d’euros.

Comme le reste du secteur en Europe, Evonik souffre des surcapacités mondiales, notamment en provenance de Chine, des coûts de l’énergie élevé et de la faiblesse de la demande mondiale.

Ses concurrents Wacker et Lanxess ont aussi annoncé ces derniers mois des suppressions d’emplois.

kas/jpl/LyS

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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