Des PFAS ont été détectés dans l’air autour du site de fabrication de poêles Tefal à Rumilly, indique la préfecture de Haute-Savoie qui demande à l’industriel de prendre des mesures pour mieux connaître cette pollution et y répondre.
« Une première campagne de mesures » de ces polluants dits éternels « a été menée en novembre 2025 et février 2026 », explique la préfecture sur son site internet. Les résultats « doivent être interprétés avec prudence », souligne-t-elle, notant qu’ils sont « partiels » et très variables.
La préfecture demande tout de même à Tefal, dans un arrêté daté de mercredi, d’identifier l’origine de ces PFAS, de les mesurer, de réaliser « une étude de dispersion atmosphérique actuelle et historique » et de définir « un plan d’action d’ici fin 2026 ».
« Cette décision s’inscrit dans la continuité du travail mené par Tefal, depuis plusieurs années, en lien étroit avec les services de la préfecture et les autorités compétentes », a réagi le groupe Seb, maison-mère de Tefal, auprès de l’AFP.
Il rappelle avoir éliminé le composé PFOA de sa production dès 2012, soit bien avant son interdiction en 2020, et assure qu’il « poursuit ses efforts pour réduire l’empreinte de ses activités ».
« Les rejets actuels liés au site de Rumilly sont très limités, de l’ordre de quelques grammes par an », indique encore Tefal.
Les mesures réclamées s’inscrivent dans le cadre d’une surveillance renforcée de la diffusion des PFAS par voie aérienne, au niveau départemental comme national, souligne la préfecture.
L’identification de l’origine de ces substances dans les rejets atmosphériques du site est attendue au plus tard le 30 octobre, et le résultat des mesures, dont la fréquence est désormais « renforcée », un mois plus tôt.
La préfecture attend le plan d’action pour le 1er janvier 2027, pour une mise en oeuvre au plus tard le 1er mars.
Quasi-indestructibles, les substances per- et polyfluoroalkylées, ou PFAS, massivement utilisées dans l’industrie chimique, s’accumulent avec le temps dans l’air, le sol, les eaux des rivières, la nourriture et jusqu’au corps humain, d’où leur surnom de polluants « éternels ». Certains ont des effets délétères pour la santé.
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