Des travaux pour la mise en place d’une nouvelle Autorité du numérique et de l’intelligence artificielle de l’Etat ont débuté cette semaine, selon des lettres de mission consultées par l’AFP mercredi.
La création d’une nouvelle « autorité numérique de l’Etat » avait été évoquée fin avril par le Premier ministre Sébastien Lecornu, deux semaines après une importante attaque informatique visant l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS).
Les données de près de 12 millions de particuliers et de professionnels ont été concernées, selon le ministère de l’Intérieur.
« A horizon de 10 ans, l’Etat devra disposer d’un socle numérique interministériel unifié » et « les couches techniques essentielles (hébergement, réseau, cloud, plateformes, identité) auront vocation à être mutualisées, standardisées et sécurisées », détaille la lettre de mission.
Sébastien Lecornu a chargé l’ingénieur général de l’armement, Walter Arnaud, de remettre un rapport détaillant les modalités de mise en oeuvre de cette nouvelle entité.
Elle devrait notamment absorber certaines missions de la Direction interministérielle du numérique (Dinum) quand d’autres reviendront à une autre structure car la réorganisation ne s’arrête pas là.
Le gouvernement souhaite aussi créer une Direction des services publics (DSP), qui doit absorber l’actuelle Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), chargée du pilotage de la transformation publique et dotée de plus de 180 agents.
Selon la lettre de mission, « il est souhaité que la nouvelle direction puisse être opérationnelle avant la fin de 2026 » et un rapport sur la « trajectoire de mise en oeuvre » doit être remis d’ici deux mois par un autre haut fonctionnaire, Pierre Bouillon.
« Il est assez logique que certaines missions de la Dinum rejoignent la nouvelle Direction des services publics », a détaillé à l’AFP le cabinet de ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, notamment « les missions qui sont vraiment liées aux démarches numériques des usagers ».
De son côté, « l’autorité (du numérique) sera vraiment focalisée sur son rôle d’architecte, d’édicter les standards, de construire des produits interministériels », a précisé la même source.
Cette réorganisation pourrait-elle affecter l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ? Cette dernière serait dans le viseur de Matignon, selon un article du Canard enchaîné paru cette semaine.
« Il n’y a pas de tensions entre le Premier ministre et l’Anssi », et « il n’y a pas de remise en cause des missions » de l’agence, a assuré son directeur général Vincent Strubel mercredi, lors d’une audition à l’Assemblée nationale par la commission de la Défense nationale et des Forces armées.
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